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Ecran Large

Les archives

2009 - 2010

Le petit chat curieux maternel du 1/09 au 29/09 et du 18/03 au 2/04
Looking for Eric secondaire du 24/09 au 13/10 et du 18/03 au 30/03
Mia et le Migou primaire du 1/10 au 20/10
Le petit fugitif (v.o.) primaire du 1/10 au 20/10
Le petit fugitif (v.f.) primaire du 29/10 au 17/11
Slumdog millionaire secondaire du 15/10 au 27/10
Laban le petit fantôme maternel du 15/10 au 30/10
Welcome secondaire du 12/11 au 23/11
Le bonhomme de neige maternel du 26/11 au 5/01
Kérity, la maison des contes primaire décembre
Ciné-concert : Monte là-dessus primaire le 7/12
Coraline primaire du 26/11 au 19/12
Les nouvelles aventures de la petite taupe maternel du 7/01 au 19/01
La première étoile fin primaire / secondaire du 14/01 au 26/01
Fish tank secondaire à partir du 14/01
Les trois brigands fin maternel / primaire du 21/01 au 1/02
L’île de Black Mor primaire du 28/01 au 9/02
Ponyo sur la falaise fin maternel / primaire du 4/03 au 16/03
La vague secondaire du 4/03 au 16/03
Brendan et le secret de Kells primaire du 4/03 au 16/03
Soeur sourire secondaire du 18/03 au 30/03
Le piano dans la forêt primaire du 1/04 au 20/04
Erreur de la banque en votre faveur secondaire du 22/04 au 4/05
Ciné-concert : Cartoon’s circus maternel le 29/04

 

Le petit chat curieux

Le petit chat curieux
  • MATERNEL
  • de Goda Tsuneo
  • Japon, 2009, 1 h 00, sans parole

Koma est un petit chat qui adore bricoler. Crayons, papier, bouts de ficelle, appareil photo… tout devient prétexte à expérimenter des créations amusantes et des jeux sans fin. Ce film se compose de cinq aventures de ce chat trop craquant, reliées entre elles par sa grande passion : le cinéma ! En effet, dans la première histoire, Koma, imagine et dessine son propre scénario, il confectionne ensuite les personnages et les décors et, enfin, il filme image par image les scènes, pour aboutir à la projection sur grand écran de son film d’animation. Dans le deuxième épisode, Koma filme cette fois en plein air en montrant l’émerveillement que procure la nature: l’éclosion des fleurs, le vol d’un papillon, des taupes qui apparaissent et disparaissent de leur trou… Dans le dernier, sa caméra va lui servir de témoin : alors que Koma emmène ses poupées en pique-nique à l’orée du bois surgit une sorte deYéti. Face à l’incrédulité moqueuse de son père, Koma retourne filmer au même endroit afin de rapporter une preuve. Mais le monstre, craintif, reste obstinément caché..

Les enfants de maternelle craqueront pour ce petit chat astucieux et ses inventions rigolotes. Ils s’identifieront facilement aux centres d’intérêt de Koma et se retrouvreront dans l’univers de l’enfance particulièrement bien décrit, avec sa candeur et sa spontanéité. De plus, la création d’un film dans le film permettra d’aborder de manière simple et efficace l’envers du décor, de comprendre les étapes de fabrication d’un film d’animation.

  • A partir de 3 ans
  • Du 1 au 29 septembre
  • et du 18 mars au 2 avril
  • Dossier disponible en septembre
Pistes pédagogiques
Imagination et créativité
Les étapes de fabrication d’un film
L’amitié
Les petits bonheurs du quotidien

Looking for Eric

Looking for Eric
  • SECONDAIRE
  • De Ken Loach
  • GB/ Blg/F, 2009, 1h59, v.o. anglaise sous-titrée

Eric Bishop déprime. Et il y a de quoi : il voit, impuissant, ses beaux-fils mal tourner, deux adolescents qu’il a élevés et avec lesquels il vit seul. Le plus jeune passe son temps à regarder des clips douteux sur internet, l’aîné commence à fréquenter une bande de gangsters. Malgré ses collègues de La Poste prêts à tout pour lui remonter le moral, Eric lâche prise. Un soir, il s’adresse au poster du mur de sa chambre qui représente son idole, le footballeur Eric Cantona. Quelle surprise quand le King Cantona apparaît en chair et en os, prêt à devenir son coach personnel ! Rêve, hallucination, réalité ? Peu importe, notre postier est prêt à retrousser ses manches et prendre ses problèmes à bras-le-corps...

Après avoir tourné des drames sociaux très émouvants, Ken Loach s’attaque cette fois à la comédie. En conservant bien sûr un enjeu social, très ancré dans une fine observation de notre société contemporaine, le réalisateur septuagénaire parvient une fois de plus à renouveler son cinéma. Avec notamment le très original et drôle dénouement et les aphorismes légendaires de Cantona, les étudiants de l’enseignement secondaire sortiront certainement de la séance à la fois le sourire aux lèvres et conscients de l’importance de la solidarité.

  • A partir de 13 ans
  • Du 24 septembre au 13 octobre
  • et du 18 au 30 mars
  • Dossier disponible en octobre
Pistes pédagogiques
Égoïsme et solidarité dans notre société
Vengeance hollywoodienne ou revanche sociale ?
Le football, sport spectacle ou école de la vie ?
Un cinéma réaliste entre fiction et vérité

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Mia et le Migou

Mia et le Migou
  • PRIMAIRE
  • De Jacques-Rémy Girerd
  • France, 2008, 1 h 31

Au cœur de la forêt tropicale, d’étranges événements viennent perturber la construction d’un hôtel de luxe. La nuit, les grues sont tordues et des éboulements mystérieux ont lieu. Dans un petit village, Mia a un pressentiment pour son papa, ouvrier sur le chantier. La fillette décide de partir seule à sa recherche, entamant un long périple à pied à travers villes, montagnes et forêts. A l’autre bout de la planète, le promoteur de l’hôtel est informé des perturbations et décide lui aussi d’aller visiter le chantier avec son fils…

Comme dans ces deux perles précédentes « L’enfant au grelot » et « La prophétie des grenouilles », Girerd nous offre un scénario intelligent couplé à des couleurs éclatantes. Du rouge, du vert, du jaune, du bleu… les enfants seront d’abord frappés par les tons chatoyants qui rappellent tantôt l’artisanat sud-américain, où se déroule l’action du film, tantôt les peintres fauves. Grâce à l’histoire riche en personnages et en rebondissements, ils se laisseront ensuite facilement embarquer et toucher par la finalité essentielle du film : la protection de l’environnement. Par les rigolos migous, gentils monstres (à l’accent délicieusement chti, par la voix de Dany Boon) protecteurs de la forêt, il sera facile en effet d’aborder avec les enfants du primaire la question essentielle du réchauffement climatique et les responsabilités de chacun dans la survie de notre planète.

  • De 6 à 10 ans
  • Du 1 au 20 octobre
  • Dossier disponible en octobre
Pistes pédagogiques
Le réchauffement climatique
La protection de l’environnement
Le continent sud-américain
L’utilisation de la couleur
Les modèles familiaux

Le Petit Fugitif

Le Petit Fugitif
  • PRIMAIRE
  • De Morris Engel, Ruth Orkin et Ray Ashley
  • USA, 1953, 1h20

À Brooklyn, dans les années 50, Lennie, un jeune adolescent, est chargé de garder deux jours durant son petit frère Joey parce que sa mère doit se rendre au chevet de leur grand-mère malade. Mais Lennie avait prévu d’aller avec ses copains au parc d’attractions de Coney Island ; il imagine par conséquent un subterfuge pour se débarrasser de son petit frère. Joey se retrouve donc seul et s’embarque dans une aventure qui va le conduire jusqu’à Coney Island…

Voilà un film que nous avons choisi de défendre spécialement car il raconte une histoire toute simple, tirée de la vie quotidienne, mais qui parvient à nous captiver de bout en bout : on y suit avec intérêt les pérégrinations de cet enfant perdu dans un monde trop grand pour lui, et tous les jeunes spectateurs, même un peu plus âgés que le jeune héros, reconnaîtront des expériences similaires à celles qu’ils auront déjà pu vivre eux-mêmes. Si les élèves ne sont pas habitués au noir et blanc et que le tempo est moins effréné que celui des films hollywoodiens actuels, les jolis cadrages pris à hauteur de regard d’enfant permettront néanmoins aux jeunes spectateurs de s’identifier aux aventures de Joey. Malgré les 50 ans qui nous séparent de ce film, les réactions et les plaisirs des enfants restent en effet toujours les mêmes. « Le petit fugitif » permettra par ailleurs aux jeunes spectateurs de prendre une première distance par rapport à leurs propres expériences et leurs propres peurs (par exemple d’être perdus ou abandonnés).

  • A partir de 8 ans
  • En v.o. ss-titrée du 1 au 20 octobre
  • En version française du 29 octobre au 17 novembre
Pistes pédagogiques
Perdu ! Que faire ?
Une histoire qui peut arriver à n’importe qui ?
Un « vieux » film ? Hier/aujourd’hui ?
Le réalisme au cinéma : une première réflexion

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Slumdog Millionaire

Slumdog Millionaire
  • SECONDAIRE
  • de Danny Boyle
  • Gb, 2008, 2h00, version française

Jamal,18 ans, est sur le point de décrocher une somme colossale à la version indienne de l’émission télévisée « Qui veut gagner des millions ? » Sur le point de décrocher la super cagnotte, la police l’arrête, soupçonnant une tricherie. Comment un orphelin issu des bidons-villes de Mumbai (ex-Bombay) pourrait-il en effet avoir autant de connaissances ? Jamal entame alors le récit de sa vie…

Dans son style très personnel (caméra en mouvement, musique techno, lumière éclatante, montage rapide), le réalisateur de « Trainspotting » et « Petits meurtres entre amis » s’est penché sur les contrastes flagrants entre richesse ostentatoire et pauvreté extrême. En utilisant de façon récurrente le processus du flash-back, cette réussite formelle met le doigt sur la puissance financière montante qu’est l’Inde et plus largement sur le capitalisme moderne. Adaptation très réussie et haute en couleur du roman de Vikas Swarup (« Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient millionnaire »), ce film – qui a quasi tout raflé lors de la dernière cérémonie des Oscars – plaira à un large public d’adolescents et pourra susciter réflexions et analyse dans le cadre du cours de français, de morale/religion, de géographie et d’économie.

  • A partir de 13 ans
  • Du 15 au 27 octobre
  • Dossier disponible dès à présent
Pistes pédagogiques
Richesse et pauvreté
Vérité et fiction
L’Inde aujourd’hui
Adaptation littéraire et mise en scène

Laban, le petit fantôme

Laban, le petit fantôme
  • MATERNEL
  • De Lasse Persson, Per Ahlin et Alicja Jaworski
  • Suède, 2006, 44 mn, version française

Laban vit au château Froussard avec Papa fantôme, Maman fantôme et sa petite sœur Labolina. Bien sûr, comme dans tous les châteaux habite aussi une famille royale dont le petit Prince Sottise, le meilleur ami de Laban. Bref, tout ce qu’il y a de plus normal pour un château hanté sauf que… Laban a peur du noir !

Créé par une enseignante et un auteur de B.D., Laban est un personnage ultra-populaire en Suède et qui compte à son actif une centaine d’histoires, traduites en plusieurs langues. Cette adaptation se découpe en six récits reliés entre eux, ce qui favorise l’attention et la compréhension des plus jeunes spectateurs. Malgré son statut de revenant, Laban est un personnage sympathique et rondouillard qui n’effraie pas les gens, au contraire, c’est lui qui est un peu trouillard sur les bords. Les petits se reconnaîtront facilement dans ce gentil fantôme aux traits simples, bon guide pour une première sortie dans une salle… obscure !

  • A partir de 2 ans et demi
  • Du 15 au 30 octobre
  • Dossier disponible en septembre
Pistes pédagogiques
Les contes et légendes
La peur du noir
Dessiner un monde imaginaire

Welcome

Welcome
  • SECONDAIRE
  • un film de Philippe Lioret
  • France, 2008, 1h50

À Calais, de nombreux immigrants plus ou moins clandestins tentent de passer en Grande-Bretagne en se cachant notamment dans les camions transportés par les ferries. Mais la répression policière est partout présente et la justice aussi sommaire qu’expéditive. C’est dans ce contexte que Simon, maître-nageur à la piscine, commence à s’intéresser à un jeune Kurde qui veut prendre des leçons intensives de natation : Simon (alias Vincent Lindon) comprend rapidement que le jeune homme a conçu le projet de traverser la Manche à la nage. Son but est de rejoindre sa petite amie en Angleterre mais il ne se rend pas compte des immenses difficultés…

« Welcome » est un film politique au sens le plus fort et le plus noble du terme puisqu’il pose la question de l’immigration clandestine, constamment occultée dans les pays européens. Alors que la plupart des gouvernements mêlent la répression à une stratégie du pourrissement, obligeant des hommes et des femmes à une errance sans fin aux marges de la société, beaucoup de citoyens s’offusquent d’une telle situation, et, au nom de la simple humanité, viennent en aide à des clandestins en détresse. Mais ils deviennent à leur tour les cibles désignées de la répression policière. C’est à ces atteintes répétées aux Droits de l’Homme que s’en prend ce film généreux et lucide. Ce nouveau film de Lioret (« Je vais bien, ne t’en fais pas ») ne manquera pas de toucher les adolescents par ces questions humaines mais aussi un fond très romantique.

  • A partir de 13 ans
  • Du 12 au 23 novembre
  • Dossier disponible en novembre
  • Séance-débat avec Amnesty International
Pistes pédagogiques
Immigration clandestine : réalité et fantasme
Droits de l’Homme et immigration
Immigration : les causes, l’histoire, les conséquences
Un film polémique

Le Bonhomme de neige

Eldorado
  • MATERNEL
  • de Dianne Jackson
  • Grande-Bretagne, 1982, 35 mn
  • (+ un court métrage de 5 minutes)

Il était une fois un petit garçon qui construisait un bonhomme de neige. Dans le froid de la nuit, le bonhomme tout à coup scintille et prend vie, au grand bonheur de l’enfant…

Ce conte formidable a déjà ému des milliers d’enfants, certains sans doute devenus instituteurs/trices et qui aimeront à leur tour le faire découvrir à leurs élèves. Qu’est-ce qui fait la force de ce dessin animé sans doute le plus gravé dans les mémoires enfantines ? Est-ce son dessin souple au crayon ordinaire et au pastel ? Est-ce la chanson interprétée par une voix chorale si émouvante ? Est-ce son histoire toute simple et si touchante qui nous emporte ? Ou encore sa force imaginaire puisée dans nos rêves les plus magiques où l’on peut voler et où nos objets les plus chers ont une âme ? Certainement un peu de tout cela… pas assez de mots cependant pour expliquer un émerveillement comparable à celui de regarder la neige tomber pour la première fois.

  • A partir de 2 ans et demi
  • Du 26 novembre au 5 janvier
  • Dossier pédagogique disponible
Pistes pédagogiques
Raconter le film avec ses propres mots
Reconstruire l’histoire
L’hiver et la neige
Distinguer rêve et réalité

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Kérity, la maison des contes

Les bureaux de Dieu
  • PRIMAIRE
  • De Dominique Monféry
  • France, 2009, 1h12

Natanaël a bientôt 7 ans, mais il ne sait toujours pas lire. Lorsque sa tante Eléonore lui lègue sa bibliothèque contenant des centaines de livres, il est forcément très déçu! Pourtant, chacun de ces contes va livrer un merveilleux secret: à la nuit tombée les petits héros, la délicieuse Alice, la méchante fée Carabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des livres... Ils doivent prévenir Natanaël qu'ils courent un grand danger et risquent de disparaître à jamais. Pour sauver ses minuscules amis et leurs histoires, Natanaël, rétréci par la Fée Carabosse, se lance dans l'aventure ! Arrivera-t-il à temps à lire la formule magique qui les sauvera tous ?

Si c’est Dominique Monféry (« Franklin et le trésor du lac ») qui est à la réalisation, toute la direction artistique a été assurée par Rebecca Dautremer. Si son nom ne vous dit peut-être rien, vous vous êtes certainement déjà arrêté en librairie devant l’un de ses magnifiques livres d’illustrations, entre autres de princesses. Son graphisme fin et délicat et ses tons chatoyants sont ici mis au service de ce conte où -qui ne l’a pas rêvé ?- les personnages imaginaires prennent vie. En soulignant l’importance de la lecture, il donne l’envie d’aller (re)découvrir les classiques pour enfants.

  • A partir de 6 ans
  • Décembre
  • Pas de dossier sur ce film
  • mais de la documentation
Pistes pédagogiques
Les contes classiques
Créer un univers imaginaire
Apprendre à grandir
Petit/grand, les dimensions
Couleurs chaudes/ couleurs froides

Ciné-concert : Monte là-dessus !

  • PRIMAIRE
  • En collaboration avec le Conservatoire Royal de Mons
  • Durée : 1h10

Depuis plusieurs années, le Conservatoire Royal de Mons et, plus précisément la classe du talentueux Yves Gourmeur, propose une fois par an de créer une musique accompagnant un film muet et de l’interpréter directement dans la salle. La saison dernière, nous avons proposé aux écoles d’assister ainsi à la projection d’un Buster Keaton ; ce fut très gai d’entendre les rires des enfants se mêler aux instruments.

Cette année, comme le film « Monte là-dessus » se prête particulièrement bien aux classes du primaire, nous avons souhaité remettre le couvert. Il s’agit d’un incontournable du cinéma, mené de main de maître par Harold Lloyd, le célèbre acteur des « années folles » et qui est considéré comme l’inventeur du « Thrill comedy », un mélange d’actions, de gags, de romantisme et, surtout, de dangereux exploit. Les cascades et trucages utilisés bluffent encore d’ailleurs le spectateur d’aujourd’hui. Il raconte l’histoire d’un homme qui débarque à Los Angeles pour y faire fortune mais, comme il n’y arrive pas, il propose à son employeur pour se mettre en valeur de faire escalader un gratte-ciel par un ami. Comme l’ami se désiste, l’homme est obligé de l’escalader lui-même…

Si les gags et péripéties marqueront les enfants, le clou du spectacle sera le concert exceptionnel donné par les élèves du Conservatoire, avec lesquels les élèves pourront ensuite discuter.

  • A partir de 6-7 ans
  • Représentation unique
  • lundi 7 décembre à 10h
Pistes pédagogiques
La musique et les instruments
Ce qui nous fait rire
L’histoire du cinéma
Les Etats-Unis

Coraline

Max & Co
  • PRIMAIRE
  • De Henry Selick
  • USA, 2009, 1h40, version française

Coraline vient d’emménager avec ses parents dans une nouvelle maison. En fait de nouvelle maison, il s’agit plutôt d’une vieille bâtisse défraîchie, dont le voisinage présente fort peu d’animations. Dans cet environnement très calme, ses parents se mettent illico au travail… et n’ont pas une seconde à consacrer à Coraline qui s’ennuie terriblement. Mais celle-ci va bientôt trouver un intérêt majeur à cette demeure : un passage secret qui mène… au même endroit mais en mieux ! Dans son « autre » maison, les murs sont repeints de frais, la décoration est top… et les « autres » parents de Coraline sont joyeux, disponibles, attentifs et fantasques ! Il y a juste un petit détail qui cloche : ils ont des boutons à la place des yeux !

Adapté du roman fantastique de Neil Gaiman, Coraline est l’œuvre d’un maître de l’animation au style très original, Henry Selick (« L’étrange Noël de M. Jack »), comparse de Tim Burton. Ainsi, les protagonistes finement dessinés évoluent dans une atmosphère sombre d’où surgissent des personnages pour le moins excentriques ! Cet univers dont raffolent les jeunes présente plusieurs niveaux de lecture qu’il est intéressant d’explorer dans un cadre pédagogique. Il rappelle également que l’herbe n’est jamais plus verte ailleurs !

  • A partir de 9-10 ans
  • Du 26 novembre au 19 décembre
  • Dossier disponible en février
Pistes pédagogiques
Une vie idéale ?
Le genre fantastique
Le passage à l’adolescence
Rêve et réalité

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Les nouvelles aventures de la petite taupe

Les nouvelles aventures de la petite taupe
  • MATERNEL
  • De Zdenek Miller
  • République tchèque, de 1968 à 1975, 51 mn

Créée par le peintre et illustrateur Zdenek Miller, la petite taupe est l’un des personnages les plus populaires dans l’histoire des dessins animés tchèques. Cette adorable petite bête rondouillarde au long nez rouge et aux grands yeux malicieux revient pour nous faire partager ses nouvelles aventures : la découverte d’un poste de radio et ses terribles conséquences, son escapade au zoo, son combat pour protéger le jardin des attaques d’un bulldozer féroce, les péripéties liées à l’enlèvement d’un hérisson, sa rencontre avec un téléphone, les usages ingénieux qu’elle trouve à une boîte d’allumettes, et enfin sa passion pour la photographie.

Ces jolis dessins animés au charme désuet mettent très simplement en scène un petit personnage naïf et sympathique aux prises avec l’inconnu (des objets « mystérieux », des animaux exotiques…), de la même façon que peuvent l’être les tout jeunes enfants qui s’éveillent au monde. « Les nouvelles aventures de la petite taupe » sera donc l’occasion idéale de faire découvrir aux plus jeunes le chemin des salles obscures.

  • A partir de 2 ans et demi
  • Du 7 jau 19 janvier
  • Dossier disponible en janvier
Pistes pédagogiques
Un personnage, sept histoires
Les taupes
La découverte du monde et des autres

La Première Étoile

La Première Étoile
  • FIN PRIMAIRE/SECONDAIRE
  • de Philippe Calderon
  • France, 2008, 1 h 17

Jean-Gabriel est français, noir de peau, marié et père de trois enfants ; il vit de petits boulots, passant la plupart de son temps au bar du coin où il joue au tiercé. Sans doute victime de discrimination à l’embauche, il semble s’être résigné un peu trop vite à son sort de perdant. Un jour, pour faire plaisir à sa fille, il promet pourtant à toute sa famille de les emmener en vacances au ski. Mais cette fois, sa femme lui demande de tenir sa promesse, sans quoi elle le quittera ! Et voici Jean-Gabriel obligé de faire preuve d’imagination pour parvenir à ses fins…

Ne vous fiez pas à l’affiche de ce film qui semble promettre une comédie lourdingue ! Si l’on rit beaucoup à la vision, il propose un portrait contrasté et coloré de la France actuelle (ou de la Belgique) sans caricature excessive ni clichés sommaires. Si le ton est celui de la comédie, ce film pose des questions importantes comme les stéréotypes liés à l’appartenance ethnique ou sociale. Il permet également d’approcher avec de jeunes adolescents des problématiques de l’âge adulte comme celle des difficultés financières vécues par les parents ou du choix d’une carrière, problématiques rarement abordées au cinéma.

  • A partir de 11-12 ans
  • Du 14 au 26 janvier
  • Dossier disponible en octobre
Pistes pédagogiques
Stéréotypes sociaux, stéréotypes ethniques
Gagner sa vie ? Rêves et réalités
Jeunes et adultes, les conflits de l’adolescence

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Fish Tank

Fish Tank
  • SECONDAIRE
  • D’Andrea Arnold
  • GB, 2009, 2h04, v.o. anglaise ss-titrée

« Fish Tank », c’est le très beau portrait d’une adolescente en colère. Mia a 15 ans et de l’énergie à revendre, qu’elle canalise tant bien que mal en dansant le hip hop. Elle s’entraîne dans un appartement inoccupé de la tour qu’elle habite, pour s’isoler de sa mère pas plus mûre qu’elle, de sa petite sœur envahissante et des copines qui trahissent. Un jour, chez elle, elle croise Connor, le nouvel amant de sa mère. Connor est sympa, gentil, attentif et plutôt séduisant. C’est peut-être la première fois que Mia rencontre quelqu’un qui l’écoute, qui l’encourage, qui est tout prêt à croire en elle…

Primé au festival de Cannes (prix de la mise en scène), « Fish Tank » est une œuvre bouleversante, qui excelle à décrire une adolescente rebelle et violente, secrètement éprise de liberté et de loyauté. Quelque part entre Ken Loach pour l’environnement social et les frères Dardenne pour la manière, Andrea Arnold a pourtant un style bien à elle qu’elle met au service de personnages très forts.

  • A partir de 15 ans
  • A partir du 14 janvier
Pistes pédagogiques
Les valeurs à l’épreuve de la réalité
Trouver sa voie
Le passage à l’âge adulte

Les Trois Brigands

Les Trois Brigands
  • FIN MATERNEL/PRIMAIRE
  • de Hayo Freitag
  • Allemagne, 2007, 1 h 20, version française

Trois méchants brigands aux grands chapeaux pointus sont la terreur de la région. Armés de leur hache, leur soufflet et leur tromblon, ils détroussent les voyageurs et détruisent les attelages jusqu’au jour où le contenu de la diligence est… une petite fille ! Tiffany, saisissant l’occasion d’échapper à l’horrible orphelinat, se fait emmener dans leur repère…

Adapté du livre éponyme du célèbre auteur pour la jeunesse Tomi Ungerer, ce conte retranscrit avec beaucoup d’humour et de légèreté l’atmosphère nocturne de l’œuvre originale. Le monde des brigands, qui se révèlent ici finalement beaucoup plus naïfs et stupides que vraiment méchants, fascinera à coup sûr les enfants. De plus, le graphisme frais et soigné et la musique captivante leur permettront d’être sensibilisés à un univers riche et hautement créatif. Par le personnage de la petite fille, c’est l’occasion également de réfléchir ensemble aux grandes valeurs morales de notre société. Devant le succès remporté la saison dernière et le charme irrésistible de ce dessin animé, nous n’avons pas hésité à le remettre à l’affiche pour tous ceux qui sont passés à côté ou ceux qui aimeront certainement le revoir une seconde fois.

  • De 5 à 8 ans
  • Du 21 janvier au 1 février
  • Dossier disponible dès à présent
Pistes pédagogiques
Le monde des brigands
Se débrouiller dans la vie
Les valeurs du film

L’île de Black Mór

L’île de Black Mór
  • PRIMAIRE
  • De Jean-François Laguionie
  • France, 2003, 1 h 25

Le Kid est un garçon de quinze ans, enfermé dans un orphelinat sur la côte des Cornouailles. Sa seule évasion, ce sont les aventures du célèbre pirate Black Mór, qui a amassé, paraît-il, de fabuleuses richesses. Un jour, lassé de sa vie de bagnard, le Kid s’enfuit. Il rencontre une paire de voyous avec qui il vole un voilier ! Voilà la fine équipe partie en mer, à la découverte du monde. Des rencontres, des aventures, un trésor... Le bateau, nommé La Fortune, va emmener le Kid sur des côtes inattendues…

« L’Ile de Black Mór » est d’abord une magnifique réalisation sur le plan graphique. Le style de Jean-François Laguionie vient servir une histoire peu banale dont les rebondissements interviennent là où on ne les attend pas ! Énigmes, codes secrets, amitié, trahison, les ingrédients classiques des histoires de pirates prennent ici une dimension toute différente.

  • A partir de 7 ans
  • Du 28 janvier au 9 février
  • Dossier disponible dès à présent
Pistes pédagogiques
La mer et les bateaux
Les pirates: libres et cruels !
Le graphisme du dessin animé

Ponyo sur la falaise

Ponyo sur la falaise
  • FIN MATERNEL/ PRIMAIRE
  • Un dessin animé de Hayao Miyazaki
  • Japon, 2009, 1h40, version française

Ponyo est une drôle de petite créature, mi-poisson, mi-fillette. Et pour cause, son papa est un sorcier qui vit dans l’océan Un jour, Ponyo s’aventure dans la mer et, emportée par le courant, elle se trouve en fort mauvaise posture ! Poussée vers le rivage, elle est secourue par un petit garçon, Sozuké, qui va finir par lui rendre sa liberté en la remettant dans l’eau. Mais après cette aventure, Ponyo, charmée par le garçonnet, n’aura plus qu’un seul désir : retrouver Sozuké !

Librement inspiré de « La petite sirène » d’Andersen, ce dessin animé est un conte plein de charme, mais largement actualisé. En effet, c’est une histoire bien ancrée dans notre époque que le réalisateur japonais nous raconte, avec des personnages très contemporains. La justesse du regard de Miyazaki sur les êtres humains et sur les enfants en particulier est très touchante. Cette observation très fine des sentiments et des comportements est extrêmement bien rendue par une animation simple mais très précise. Même si elle met en scène des personnages fantastiques, cette histoire est pleine d’humanité. Elle délivre un message de tolérance, de solidarité et de respect de la vie et de la nature.

  • A partir de 5-6 ans
  • Du 4 au 16 mars
  • Dossier disponible en janvier
Pistes pédagogiques
La vie marine
Les contes
Le Japon
Les âges de la vie

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La Vague

La Vague
  • SECONDAIRE
  • « Die Welle » de Dennis Gansel
  • Allemagne, 2008, 1 h 41, v.o. allemande ss-titrée

Dans le cadre d'un atelier scolaire consacré au totalitarisme, le professeur Wenger décide de mettre en place un jeu de rôles. Son objectif : faire prendre conscience aux élèves des mécanismes qui conduisent à la création d'une société fasciste. Sa méthode : faire de la classe un groupe fort et solidaire entièrement soumis à son autorité. Le professeur amène ainsi progressivement les participants à perdre leur individualité par l'adoption d'un uniforme et le choix d’un nom, d’un logo et d’un salut : la Vague. Par ailleurs, il instaure en classe des règles de vie très strictes et exhorte à la délation de tous ceux qui ne les respecteraient pas. Les plus faibles, jusque-là isolés, se sentent alors protégés par le groupe, gagnent en confiance et commencent à se révéler. L’identité collective se substitue insidieusement aux identités individuelles avec pour effet une implication inconditionnelle d’un nombre croissant de jeunes galvanisés par l’esprit de groupe. Au bout de quelques jours seulement, les mécanismes du totalitarisme sont en place : obéissance aveugle et vénération du chef, contrôle, exclusion, violence...

Le film de Dennis Gansel s'inspire d’une expérience réellement menée en 1967 dans un lycée californien. Ce projet, conduit alors par un professeur d’histoire, s’inscrivait dans un contexte où, vingt ans après l’holocauste, l’obéissance et la soumission à l’autorité faisaient l’objet des premières recherches scientifiques (entre autres, avec l’expérience de Milgram en 1963, celle de Stanford en 1971). En transposant cette expérience édifiante dans l’Allemagne d’aujourd’hui, le réalisateur rappelle salutairement les dangers du conformisme ainsi que la fragilité de sociétés démocratiques apparemment inébranlables.

  • A partir de 15 ans
  • Du 4 au 16 mars
  • Dossier disponible en octobre
Pistes pédagogiques
La soumission à l’autorité
Le conformisme
Les régimes totalitaires
L’expérience de Milgram

Accompagnement pédagogique

Brendan et le secret de Kells

Brendan et le secret de Kells
  • PRIMAIRE
  • De Tomm Moore
  • Irlande/Blg/F, 2009, 1h15, version française

Irlande, vers l’an 800. Brendan, un jeune moine trime avec les autres frères à la construction du rempart contre la menace viking, au détriment des autres travaux de l’abbaye de Kells. Lorsque débarque Aidan, un célèbre enlumineur et gardien d’un livre fabuleux inachevé, Brendan n’a plus que le dessin en tête. Pour poursuivre l’écriture, il décide de partir dans la forêt interdite qui recèle des créatures mythiques…

Voici une merveille à ne pas rater, un chef-d’œuvre du genre qui ravira sans conteste enfants et adultes ! Inspiré du célèbre manuscrit de Kells conservé à Dublin, l’animation superbe mêle habilement motifs celtiques et d’enluminures à des effets d’ordinateur très contemporains. Action, frissons, grande aventure, découverte de la nature sont autant d’ingrédients réunis pour captiver petits et grands dans une histoire intelligente dont la finalité sous-tend que la culture supplée à la barbarie. La quête de l’espiègle Brendan est ainsi un véritable plaidoyer pour l’ouverture à l’autre, la découverte du monde et une sensibilisation à l’Art et la Beauté.

  • A partir de 8 ans
  • Du 4 au 16 mars
  • Dossier disponible en octobre
Pistes pédagogiques
Le Moyen Age et la vie en abbaye
Enluminures et art celtique
Nature et culture
L’Irlande et ses légendes

Soeur Sourire

1,2,3 … Léon !
  • SECONDAIRE
  • De Stijn Coninx
  • Belgique, 2009, 2 h 04, en français

Jeannine Deckers, alias Sœur Sourire, est devenue un mythe international avec ses deux millions d’albums vendus en 1963 et cette chanson Dominique, qui a plané au-dessus des Beatles ou d’Elvis Presley dans les hit-parades du monde entier. Mais qui était réellement Sœur Sourire ? Le réalisateur belge Stijn Coninx (« Daens ») a dressé un portrait émouvant de cette jeune fille qui, dans le climat contraignant des années 50, va se rebeller au nom d’une soif d’idéal que ses proches en particulier ne peuvent comprendre.

Le cinéaste montre cependant comment cette jeune femme éprise de liberté va se retrouver piégée par les choix malencontreux qu’elle-même a posés. Ainsi, le film, qui pourrait paraître daté, pose des questions qui sont toujours d’actualité, qu’il s’agisse des choix de vie qui s’ouvrent à l’adolescence, de l’idéalisme de la jeunesse ou encore du phénomène des stars médiatiques, qui surgissent et disparaissent tout aussi rapidement. On remarquera que ce film est centré sur le parcours individuel de son personnage et ne comporte ne comporte ni apologie ni mise en cause du fait religieux. Il pourra donc être abordé aussi bien dans le cadre des cours de religion que de morale laïque mais aussi de sciences sociales ou d’actualités.

  • A partir de 14 ans
  • Du 18 au 30 mars
  • Dossier disponible en janvier
Pistes pédagogiques
Rêve et idéal de l’adolescence
Engagement et/ou aliénation
Être célèbre… quinze minutes ?
Médias, réalité et illusion

Le piano dans la forêt

Le piano dans la forêt
  • PRIMAIRE
  • De Masayuki Kojima
  • Japon, 2007, 1h40, version française

Shuhei est le fils d’un grand musicien et il se destine lui-même à une carrière musicale. Aussi, il travaille quotidiennement son piano en vue de remporter un concours national. Obligé de déménager quelque temps, Shuhei intègre une nouvelle école où il rencontre deux personnes qui vont compter pour lui : un ténébreux professeur de musique et un jeune garçon un peu rebelle, Kai. Ce nouvel ami possède un don étrange et merveilleux : il est le seul à pouvoir jouer d’un mystérieux piano abandonné dans la forêt. Même Shuhei n’arrive à en tirer aucun son… Celui-ci est un peu jaloux de Kai, mais il est surtout fasciné par son talent naturel !

En opposant deux jeunes musiciens aux styles très différents — l’un travaille patiemment et s’applique, l’autre est rétif à tout enseignement mais est doué naturellement — ce dessin animé interpellera les jeunes spectateurs. En effet, s’il peut les sensibiliser à la musique et au plaisir de jouer, il posera aussi des questions telles que : faut-il faire de sa passion son métier ? peut-on être amis et rivaux ? faut-il avoir un don pour réussir ?

  • A partir de 8 ans
  • Du 1 au 20 avril
  • Dossier disponible en mars
Pistes pédagogiques
La musique
L’art, entre travail et plaisir
La culture japonaise
Choisir son métier

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Erreur de la banque en votre faveur

Nocturna
  • SECONDAIRE
  • De Michel Munz et Gérard Bitton
  • France, 2009, 1 h 38

Julien Foucault, maître d’hôtel très distingué de la très vénérable banque Berthin-Schwartz, apprend son licenciement après 17 ans de bons et loyaux service. Stoïque, il semble se résigner à son sort lorsque le hasard lui donne accès à des informations confidentielles qui vont lui permettre de réussir un joli coup en bourse et dont il va faire profiter son meilleur ami Étienne. Mais l’argent facile va agir comme un révélateur sarcastique des défauts des uns et des autres.

Cette comédie pétillante est pour les réalisateurs de « La vérité si je mens » l’occasion de mettre le doigt sur une thématique qui leur est chère : l’argent. Avec une bonne dose d’humour, ils s’attachent à décrire un monde mal connu, celui de la banque et de la finance, dont l’élitisme hautain est souvent le masque d’un égoïsme sans limites. Même si cette satire ne peut prétendre donner un véritable cours d’économie, elle joue néanmoins comme un révélateur de la manière dont l’argent à la fois accentue les inégalités entre les individus et leur en masque les mécanismes. En cela, le film retiendra aussi bien l’attention des professeurs de sciences économiques et sociales que de morale (laïque ou confessionnelle).

  • A partir de 13 ans
  • Du 22 avril au 4 mai
  • Dossier disponible en mars
Pistes pédagogiques
Faire travailler l’argent ?
L’argent facile, rêve et réalité
La bourse
Grande bourgeoisie et élites financières, une description sociologique

Ciné-concert : Cartoon’s circus

Ciné-concert : Cartoon’s circus
  • MATERNEL
  • En collaboration avec les Jeunesses Musicales de Mons
  • Durée : env. 45 min.

Mise sur pied par les Jeunesses musicales, cette séance unique allie projection de cinéma et musique jouée en direct dans la salle. Pensé pécialement pour les plus jeunes, ce spectacle les régalera doublement : la découverte des sons en direct et des dessins animés délicieux. C’est en effet parmi les trésors des cartoons des années 20 et 30, issus des collections américaines les plus prestigieuses et mettant en scène des personnages célèbres que les concepteurs sont allés puiser. Cette compilation, avec ces classiques qui n’ont pas pris une ride, offre un grand moment d’histoire et de plaisir à tous. Ces fameux dessins animés proposent une vision décalée, émerveillée et hilarante du monde. Ils déroulent sur un rythme souvent débridé des situations caustiques et des histoires libres de toute vraisemblance. On se laisse emporter par le plaisir jubilatoire et l’on s’amuse de ces personnages si attachants et quelquefois si terriblement semblables à nous !

La musique joyeuse, tendre et décapante qui accompagnera en live ces films en live sera interprétée par Roberto Tricarri et Didier Toffolini. Ces deux spécialistes en la matière proposeront de porter à la conscience des enfants, d’une manière sensitive, émotionnelle, active, l’importance des interactions entre l’image et le son – pris ici dans son sens le plus large, celui de la piste sonore intégrant les bruitages, la voix, l’instrumental… et aussi le silence.

  • A partir de 3 ans
  • Séance unique jeudi 29 avril à 10h
Pistes pédagogiques
Découvrir et jouer avec les sons
Exprimer ses émotions
Se souvenir des histoires

2008 - 2009

Le silence de Lorna secondaire du 1/9 au 4/11
Valse avec Bachir secondaire du 12/9 au 24/10
Petit à petit maternel du 18/9 au 4/11
Rumba primaire du 18/9 au 10/11 et du 27/11 au 19/12
Entre les murs secondaire du 2/10 au 16/12 et du 26 au 31/3
Modus Operandi secondaire du 2/10 au 21/10 et du 30/4 au 12/5
Les Trois Brigands fin maternel / primaire du 16/10 au 24/11
Eldorado secondaire du 6/11 au 18/11
Les bureaux de Dieu secondaire du 13/11 au 19/12 et du 12/3 au 17/3
Desmond et la créature du marais maternel du 4/12 au 27/1
Max & Co primaire du 27/11 au 19/12
La flèche bleue maternel/début primaire du 5/1 au 13/1
Mèche blanche, les aventures du petit castor primaire du 8/1 au 27/1 et du 1/3 au 10/3
Vitus, l’enfant prodige primaire du 8/1 au 20/1
La traversée du temps secondaire du 15/1 au 27/1
Focus Jaco van Dormael
Le Huitième Jour secondaire du 22/1 au 3/2
Toto le héros secondaire du 12/3 au 24/3
Juno secondaire du 29/1 au 10/2
La petite taupe maternel Séance unique le 11 février à 10h
1,2,3 … Léon ! maternel du 1/3 au 31/3
Ben X secondaire du 5/3 au 13/3
Nocturna primaire du 19/3 au 3/4
Matilda primaire du 19/3 au 31/3
Hôtel Rwanda secondaire du 23/4 au 28/4
Le mécano de la General primaire Séance unique le 27 avril à 10h30

 

Le Silence de Lorna

le silence de Lorna
  • SECONDAIRE
  • de Jean-Pierre et Luc Dardenne
  • Belgique, 2008, 1 h 45

Les frères Dardenne nous plongent sans prévenir dans un drame déjà largement entamé : Lorna, jeune réfugiée albanaise, a contracté un mariage blanc avec Claudy, un toxicomane appâté par l’argent. Cependant, un troisième homme, Fabio, tire les ficelles de cette histoire et projette déjà d’utiliser Lorna pour contracter un autre mariage blanc dès qu’elle aura acquis la nationalité belge.

Couronné du prix du scénario à Cannes, « Le silence de Lorna » peint le portrait touchant d’une jeune femme décidée à se faire une place au soleil et qui se retrouve bientôt confrontée à la brutalité de la société contemporaine. Mais les relations entre les êtres sont tout aussi décisives et c’est la confrontation avec Claudy, puis avec Fabio, qui va profondément transformer Lorna. Plantant cette fois leur caméra à Liège (et non plus à Seraing), les Dardenne ont opté pour une mise en scène plus distante, donnant davantage d’espace aux personnages. Ils privilégient ici encore le rapport physique aux objets, aux êtres pour nous faire saisir leur intimité. La thématique de ce film est très riche, abordant aussi bien des sujets sociaux très actuels qu’une problématique morale universelle.

  • A partir de 15 ans
  • Du 1er septembre au 4 novembre
  • Dossier disponible en septembre
Pistes pédagogiques
Une société sans règles ni repères ?
Immigration clandestine, quelles réalités ?
L’exclusion et la tolérance
Un personnage confronté au mal

Valse avec Bachir

Valse avec Bachir
  • SECONDAIRE
  • D’Ari Folman
  • Israël/F/All, 2008, 1 h 27, v.o. sous-titrée

Autobiographie, documentaire, fiction et film d’animation, « Valse avec Bachir » réunit étonnamment tout cela. Le réalisateur israélien Ari Folman s’aperçoit en discutant avec un ami qu’il ne se souvient pas de la guerre au Liban en 1982 ni en particulier des massacres dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth. En interrogeant des compagnons témoins de cette époque, les souvenirs vont peu à peu émerger et révéler des réalités dérangeantes. Volontairement subjectif, le film décrit la guerre menée par Israël dans toutes ses absurdités et tous ses errements : il montre, sans aucun héroïsme, de jeunes soldats complètement désorientés qui rentreront traumatisés mais aussi culpabilisés par ce qu’ils auront vu et auront fait. Sans propagande, Ari Folman pose ainsi des questions essentielles et dérangeantes sur la politique israélienne.

Par sa mise en scène originale rappelant celle de « Persepolis », le film dépasse largement le cadre de ce conflit et mène une réflexion générale sur la guerre, la violence, sur la mémoire et la responsabilité de chacun d’entre nous par rapport aux drames qui nous entourent. Familiers du dessin animé, les jeunes spectateurs découvriront ici comment ce genre apparemment dédié à la fiction permet ici d’atteindre une vérité essentielle.

Pistes pédagogiques
Israël et la Palestine
Guerre et violence
La responsabilité morale
Mémoire
Réalisme et dessin animé

Débat avec Pascal Fenaux, journaliste et expert de la question israélo-palestinienne le 14 octobre à 9h30
Visite guidée de l’exposition « Dessins pour la paix » au Mundaneum

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Petit à petit

Petit à petit
  • MATERNEL
  • de Pierre-Luc Granjon, Uzi et Lotta Geffenblad et Gun Jacobson
  • F/ Suède, 2007, 40 min., version française

Ce programme de quatre courts métrages d’animation réalisé en papiers découpés explore avec tendresse et poésie l’univers des tout petits. Au-delà de leurs qualités graphiques propres, ils forment un superbe et riche ensemble autour du monde de l’enfance, avec ses découvertes, ses craintes et ses passe-temps.

« L’Enfant sans bouche » dépeint la relation entre un enfant muet et un lapin aux très longues oreilles pour nous parler de l’importance et du plaisir de communiquer. Dans « Les Pierres d’Aston », les auteurs suédois bien connus Uzi et Lotta Geffenblad (« Franz le chef d’orchestre »), montrent combien un petit est attaché aux cailloux qu’il trouve en chemin, des objets bien vite devenus encombrants dans la maisonnette où il vit avec ses parents…

Des mêmes réalisateurs, « Les Abricots » raconte la journée qu’un petit garçon et son oncle passent ensemble à la plage, offrant là une belle occasion de découvrir la mer sous un tout autre jour que l’habituelle nappe bleue apaisante et inoffensive.

Enfin dans « Lola s’est perdue », un couple vient d’emménager dans une nouvelle maison avec leur petite fille. En revenant du supermarché, Lola s’aperçoit que les maisons sont toutes les mêmes et elle a bien du mal à retrouver la sienne…

Pistes pédagogiques
Verbaliser ses émotions.
Découvrir les couleurs et les saisons
Dépasser ses craintes pour grandir

Rumba

Rumba
  • PRIMAIRE
  • de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy
  • Belgique/France, 1 h 17, 2008

Fiona et Dom sont enseignants dans la même école primaire. Quand vient le week-end, ils s’adonnent à leur grande passion : danser la rumba ! Leur maison est d’ailleurs remplie de trophées remportés à des concours de danse régionaux. Soudain, un accident de voiture va faire basculer leur vie…

Si l’histoire est tragique, « Rumba » (encore un film belge sélectionné à Cannes !) est traité sur un ton loufoque, légère et merveilleusement optimiste malgré les catastrophes que traversent nos deux compères. L’avalanche de gags et l’économie de paroles rappelle la grande période du cinéma burlesque (Buster Keaton, Laurel et Hardy…) ainsi que les films de Tati, le style de cette comédie colorée est cependant tout à fait original et suscite autant le rire que l’admiration… Mais tout cela n’est pas très sérieux, nous direz-vous ! Nous recommandons pourtant chaudement ce film aux enseignants du primaire car il fera découvrir aux jeunes spectateurs un cinéma au ton inhabituel et à l’humour décalé. Une belle occasion de réfléchir sur ce qui nous faire rire… et pas rire.

  • A partir de 8 ans
  • Du 18 septembre au 10 novembre
  • et du 27 novembre au 19 décembre
  • Dossier disponible début octobre
  • www.rumba-film.mk2.com
Pistes pédagogiques
Et ça vous fait rire ?
Le burlesque dans la vie et au cinéma
Définir le style du film
Les adultes et nous, quelles différences ?

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Entre les murs

Entre les murs
  • SECONDAIRE
  • de Laurent Cantet
  • France, 2008, 2 h 08

Palme d’Or du dernier festival de Cannes, « Entre les murs » décrit la vie quotidienne dans un collège français pendant une année scolaire environ. Ce n’est pourtant pas un documentaire mais une vraie fiction, même si elle est mise en scène avec des élèves et un enseignant, François Bégaudeau, interprétant un rôle qui est très proche de celui qu’il vit réellement tous les jours : le scénario du film s’appuie en effet sur le récit que François Bégaudeau, professeur de français dans collège français, a récemment tiré de son expérience personnelle. Ce mince écart entre réalité et fiction permet au cinéaste de véritablement dépasser la surface des choses, celle des incidents de la vie quotidienne, pour saisir le point de vue des uns et autres. Le film permet ainsi de comprendre comment naissent difficultés, incompréhensions, conflits parfois jusqu’à l’incident qui remet en cause la vie quotidienne de la classe.

Ce film est également le fruit d’un travail d’atelier mené tout au long d’une année scolaire avec des élèves d’un collège qui ont permis par leur expérience propre d’enrichir le scénario. Le tournage a finalement eu lieu pendant les vacances, les jeunes comédiens endossant alors des rôles de composition, même si ceux-ci sont particulièrement crédibles. « Entre les murs » prend toute sa place dans les cours de sciences humaines et sociales, de morale (laïque ou confessionnelle), et aussi de français par la réflexion qu’il propose sur le travail de mise en scène.

  • A partir de 15 ans
  • Du 2 octobre au 16 décembre
  • et du 26 au 31 mars
  • Dossier disponible début octobre
Pistes pédagogiques
L’école aujourd’hui
Enseignants / élèves, quelles relations possibles
Un film de fiction ?
La multiculturalité/l’altérité

Modus Operandi

Modus Operandi
  • SECONDAIRE
  • De Hugues Lanneau
  • Belgique, 2008, 1h38

De 1942 à 1944, 24916 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont été déportés de Belgique vers Auschwitz. Seuls 1206 d’entre eux en sont revenus. Tout le monde sait cela aujourd’hui, même si c’est de façon vague ou approximative. Ce que l’on sait moins, c’est que ces déportations n’ont été exécutées que par une poignée de responsables allemands qui ont profité pour leur besogne meurtrière de la complicité active ou passive de nombreux Belges, fonctionnaires, policiers ou responsables politiques restés en place. « Modus Operandi » retrace comment tout cela a été possible.

Ce documentaire est le résultat d’un travail créatif considérable, avec un objectif délibérément pédagogique et une fiabilité rigoureuse sur le plan scientifique, grâce notamment au travail d’historiens et journalistes réputés. Il ne s’agit pas d’un réquisitoire à charge — ni dans un sens ni dans un autre —, même s’il n’est pas question d’éluder les responsabilités, et le film entend bien rendre compte de la complexité de cette période troublée. Il cherche d’ailleurs moins à expliquer le pourquoi qu’à rendre compte précisément du comment.

Pistes pédagogiques
Le nazisme, la collaboration et l’holocauste
Les Droits de l’Homme
L’intolérance
Histoire et mémoire

Rencontre avec deux rescapés des camps le 2 et le 16 octobre à 9h30

Les Trois Brigands

Les Trois Brigands
  • FIN MATERNEL/ PRIMAIRE
  • de Hayo Freitag
  • Allemagne, 2007, 1 h 20, version française

Trois méchants brigands aux grands chapeaux pointus sont la terreur de la région. Armés de leur hache, leur soufflet et leur tromblon, ils détroussent les voyageurs et détruisent les attelages jusqu’au jour où le contenu de la diligence est… une petite fille ! Tiffany, saisissant l’occasion d’échapper à l’horrible orphelinat, se fait emmener dans leur repère…

Adapté du livre éponyme du célèbre auteur pour la jeunesse Tomi Ungerer, ce conte retranscrit avec beaucoup d’humour et de légèreté l’atmosphère nocturne de l’œuvre originale. Le monde des brigands, qui se révèlent ici finalement beaucoup plus naïfs et stupides que vraiment méchants, fascinera à coup sûr les enfants. De plus, le graphisme frais et soigné et la musique captivante leur permettront d’être sensibilisés à un univers riche et hautement créatif. Par le personnage de la petite fille, c’est l’occasion également de réfléchir ensemble aux grandes valeurs morales de notre société.

  • De 5 à 8 ans
  • Du 16 octobre au 24 novembre
  • Dossier disponible début novembre
Pistes pédagogiques
Le monde des brigands
Se débrouiller dans la vie
Apprécier un film

Animations lecture vivante avec la Bibliothèque de Mons et de Cuesmes

Eldorado

Eldorado
  • SECONDAIRE
  • de Bouli Lanners
  • Belgique, 1 h 30, 2008

La nuit en rase campagne, quelque part en Wallonie. Au volant d’une vieille chevrolet, Yvan accompagne les paroles du morceau de rock californien diffusé par l’autoradio. Revendeur d’épaves automobiles récupérées aux Etats-Unis, il est alors loin de se douter de ce qu’il va découvrir en rentrant chez lui : une chambre sans dessus-dessous avec sous le lit, un individu qui refuse de s’extraire de sa cachette : c’est Elie, un jeune adulte toxicomane qui cherche de la monnaie pour prendre le bus.

Voici donc le point de départ de ce road movie étonnant qui actualise sur un mode à la fois ironique et absurde la question inhérente aux tout premiers films du genre : peut-on croire aujourd’hui encore au rêve américain? Cette interrogation, le film de Bouli Lanners la développe avec beaucoup d’humour et une dynamique de situations accidentelles qui amène le duo en route pour la frontière à rencontrer un certain nombre de personnages tous plus marginaux les uns que les autres. « Eldorado » brosse ainsi de la société actuelle un tableau plutôt interpellant, qui devrait conduire les adolescents à interroger leurs valeurs personnelles ainsi que leur propre rapport aux autres. D’autre part, c’est aussi l’occasion d’aborder avec eux l’esthétique du road movie, un genre qui rencontre particulièrement bien des thèmes comme la recherche de soi, le questionnement et les errances propres à cet âge de la vie : espace vide ou désaffecté, paysages qui défilent au gré de longs travellings, beauté plastique des images, forte présence et suggestivité de l’accompagnement musical, en somme toutes ces caractéristiques élégiaques qui à la fois procurent un profond sentiment de liberté et font de la route une métaphore de la vie, avec ses accidents, ses bifurcations, ses épreuves et ses impasses.

  • A partir de 15 ans
  • Du 6 au 18 novembre
  • Dossier disponible en novembre
Pistes pédagogiques
Le road movie : esthétique et idéologie.
Dans quelle société je veux vivre ?
Suis-je seul au monde ?
Humour, ironie et absurde.

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Les bureaux de Dieu

Les bureaux de Dieu
  • SECONDAIRE
  • de Claire Simon
  • F/Belgique, 2008, 2h02

Les « bureaux de Dieu » se situent à l’étage d’une belle maison parisienne. Dans ce qui pourrait être un appartement chic sont installés les salons d’accueil d’un planning familial. Là, des femmes et des jeunes filles, de tous âges, de toutes origines, viennent raconter leur histoire, leurs espoirs, leurs inquiétudes. L’une voudrait prendre la pilule parce que maintenant, avec son copain, c’est devenu sérieux. L’autre est embarrassée par une grossesse non désirée. Une jeune fille cache ses pilules au-dehors parce que sa mère fouille son sac. Certaines sont mortes de trac ou en plein désarroi. D’autres traversent les épreuves sans se départir de leur sourire.

Fiction documentée, « Les Bureaux de Dieu » procède d’une démarche vraiment originale : des entretiens qui ont réellement eu lieu dans un centre de planning sont rejoués ici devant la caméra, par des acteurs et des actrices de renom, qui interprètent les travailleurs sociaux, et par des comédiennes amateurs, qui incarnent celles qui consultent. Avec ce film de Claire Simon, les enseignants et leurs élèves sont invités à découvrir le travail des plannings familiaux (où l’on trouve écoute, soutien et réponse à ses questions), mais plus encore toutes les situations auxquelles les femmes sont confrontées. Fait rare au cinéma, il met en valeur la parole des femmes et dans le même temps, leur courage et leur liberté.

  • A partir de 14 ans
  • Du 13 novembre au 19 décembre
  • et du 12 au 17 mars
  • Dossier disponible en mars
Pistes pédagogiques
Le planning familial
La parole des femmes et des filles
Les questions liées à la vie sexuelle

Desmond et la créature du marais

Desmond et la créature du marais
  • MATERNEL
  • de Magnus Carlsson
  • Suède, 2006, 1 h08, version française

Desmond est un sympathique petit cochon qui vit avec ses amis dans un coin de clairière bien agréable. Son occupation favorite est de cuisiner des cakes aux pommes. Mais l'abominable créature du marais leur rend à tous la vie impossible ; enfin... si elle existe, car personne ne l’a jamais vue ! Mais qui d'autre aurait pu voler les pommes de Desmond, la collection de rouge à ongles d'Héléna la dame élan, la guitare électrique de Willie le putois et les gants de boxe de Sébastien Lapin ? Non, vraiment, trop c'est trop ! Ensemble, ils décident de construire un piège… Cette enquête policière, spécialement conçue pour les plus jeunes, d’animation saura charmer les enfants sans les effrayer malgré la mystérieuse présence de la créature des marais. Il les fera participer à de joyeuses aventures tout en brossant une belle galerie de portraits d’animaux aussi charmants que loufoques.

  • De 3 à 6 ans
  • Du 4 décembre au 27 janvier
  • Dossier disponible en décembre
Des aspects à exploiter
Parler du film, mieux le comprendre
Vaincre ses peurs
Une histoire à rebondissements
À quoi ai-je envie de ressembler ?

Max & Co

Max & Co
  • PRIMAIRE
  • de Samuel et Frédéric Guillaume
  • Suisse/F/Belgique, 2007, 1h16

A la recherche de son père, Max le renard arrive en ville. Pour pouvoir manger et payer son logement, il décroche un job de musicien d’ascenseur dans une usine de tapettes à mouches. Comme les ventes de l’entreprise sont en chute, Rodolfo, le patron flemmard, commande à un savant fou de créer des insectes mutants, indestructibles. Max et sa nouvelle amie Félicie sauront-ils déjouer ce plan machiavélique ?

Cette fable écologique et sociale, sur la résistance des habitants d’une petite ville soumise aux dictats du profit et de la rentabilité, est bien dans l’air du temps et ne manquera pas d’enthousiasmer élèves et enseignants. Sympathique et très européenne, l’animation très réussie a valu à ce film de nombreux prix dans de prestigieux festivals.

  • A partir de 7 ans
  • Du 27 novembre au 19 décembre
  • Dossier disponible dès à présent
Pistes pédagogiques
La fin justifie les moyens ?
L’esthétique du film
L’homme et l’environnement

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La flèche bleue

La flèche bleue
  • MATERNEL/ DEBUT PRIMAIRE
  • d’Enzo d’Alo
  • Italie, 1997, 1h30, version française

Chez nous, on mange la galette des Rois. En Italie, c’est Befana, une gentille sorcière qui distribue des cadeaux aux enfants sages. Mais, cette année, Befana qui est un peu raplapla confie son balai et sa mission à son assistant, le docteur Scafaroni. Or, celui-ci a décidé de faire payer les cadeaux ; les enfants pauvres n’auront donc rien ! Outrés, les jouets décident de partir à la rencontre des enfants qui sauront leur donner de l’amour. Pendant ce temps, le jeune Francesco, qui s’est fait chasser du magasin de jouets par Scafaroni, rêve du magnifique train qu’il a vu en vitrine : la Flèche bleue…

Cette fable humaniste, inspirée du roman de Gianni Rodari, peint avec finesse, humour et poésie des portraits. De plus, les remarquables dessins à l’aquarelle, la qualité de l’animation et la musique de Paolo Conte en font un spectacle de rare qualité. Une bonne dose de chaleur au cœur de l’hiver.

  • De 4 à 7 ans
  • Du 5 au 13 janvier
  • Dossier disponible dès à présent
Pistes pédagogiques
Comprendre une histoire
Exprimer ses émotions
Un conte d’hiver

Mèche blanche, les aventures du petit castor

Mèche blanche, les aventures du petit castor
  • PRIMAIRE
  • de Philippe Calderon
  • France, 2008, 1 h 17

Tourné avec de véritables animaux dans des décors naturels authentiques, « Mèche Blanche,… » raconte l’histoire d’un petit castor du Grand Nord canadien qui vit avec sa mère et sa sœur dans une hutte au milieu de la rivière. Un jour, la rupture du barrage construit par sa mère l'entraîne au loin et l'éloigne de sa famille et de ses amis, l'ours et le lynx. Il trouve refuge auprès d'un vieux castor qui le protège. Ensemble, ils tentent de retrouver la famille du jeune animal.

Le mélange d’images documentaires et d’histoire d’animaux comme on en trouve dans les contes est surprenant. Au-delà de la prouesse technique consistant à diriger des animaux sauvages, le film fera découvrir aux enfants du début du primaire un aspect de la vie sauvage tout en leur permettant d’approcher de façon sensible la question des équilibres naturels.

Pistes pédagogiques
Les animaux des zones humides
Les relations entres les êtres vivants et leur milieu
Conte et/ou documentaire
Préserver la nature

Visite animée sur les castors et les animaux aquatiques de nos régions au Musée d’Histoire naturelle de Mons.

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Vitus, l’enfant prodige

Vitus, l’enfant prodige
  • PRIMAIRE
  • de Fredi M. Murer
  • Suisse, 2006, 2 h 00, version française

Comme son nom le suggère, Vitus est un petit garçon débordant de vitalité. C’est aussi un jeune virtuose passionné de piano et un enfant trop intelligent pour son âge. Ses parents tirent beaucoup de fierté et de satisfaction de tout ce génie mais pour Vitus, propulsé dans le monde adulte où il est amené à se construire en marge des enfants de son âge, cette situation exceptionnelle est beaucoup moins drôle. Aussi trouve-t-il refuge dès qu’il le peut chez son grand-père, un homme tout à la fois spontané, chaleureux et excentrique. Un jour, un accident ôte à Vitus toutes ses facultés extraordinaires et fait de lui un gamin apparemment comme les autres…

A travers l’histoire de cet enfant prodige, le réalisateur explore l’univers de l’enfant surdoué dont sa scolarisation. Mais au-delà de cette problématique, qui concerne a priori surtout les pédagogues, le film développe tout en finesse l’univers intérieur de Vitus : ses désirs profonds, ses rêves, la façon souvent agressive qu’il a d’exprimer les difficultés que lui posent sa différence, les répercussions parfois douloureuses des décisions prises à son sujet par les adultes ainsi que les solutions personnelles qu’il trouve pour échapper aux multiples pressions de son entourage. De fait, ce film trouvera de nombreuses répercussions dans la vie de tous les enfants en fin de primaire.

  • A partir de 9 ans
  • Du 8 au 20 janvier
  • Dossier disponible en décembre
Pistes pédagogiques
Être différent : un avantage ou un inconvénient ?
Être un enfant : la part du jeu et du rêve
La construction d’un récit

La traversée du temps

La traversée du temps
  • SECONDAIRE
  • de Mamoru Hosoda
  • Japon, 2006, 1 h 38, version française

Makoto est une jeune lycéenne japonaise, assez solitaire, qui n’a que deux amis de son âge avec qui elle joue régulièrement au base-ball. Par le plus grand des hasards, elle va se retrouver dotée d’un étrange pouvoir, celui de remonter le temps. D’abord enthousiasmée, elle va bientôt se rendre compte que ce pouvoir comporte certains risques.

Ce manga pur jus par son graphisme caractéristique est destiné aux jeunes adolescent(e)s du début du secondaire. Si la production abondante de bandes dessinées et dessins animés japonais séduit de nombreux jeunes, ils n’ont parfois pas très bonne réputation auprès des adultes. « La traversée du temps » est toutefois du meilleur crû et attirera la curiosité des enseignants. La structure du récit, basée sur des ellipses, est en effet très complexe et particulièrement intéressante à analyser. En outre, le film aborde des thématiques importantes pour l’adolescence comme la sensation du temps qui passe, la nécessité de faire des choix et d’affronter un avenir souvent incertain et problématique. Enfin il propose une image inhabituelle de la société japonaise, à la fois proche et lointaine, mais trop souvent résumée à des stéréotypes. Le film pourra donc retenir l’attention des professeurs de français mais aussi de sciences sociales, d’étude du milieu, de philosophie (laïque ou confessionnelle) et d’artistique.

  • A partir de 12 ans
  • Du 15 au 27 janvier
  • Dossier disponible en novembre
  • Des aspects à exploiter
    La structure du récit
    L’adolescence face à l’avenir
    L’espace et le temps

    Atelier créatif sur le thème du manga

    FOCUS JACO VAN DORMAEL

    A l’occasion de la sortie de son nouveau film, nous proposons aux nouvelles générations de découvrir deux œuvres marquantes de notre compatriote.

    Le Huitième Jour

    Le Huitième Jour
    • SECONDAIRE
    • Belgique, 1996, 1h46

    Harry, un cadre bien trop absorbé par son travail, rencontre un soir en pleine campagne Georges, un mongolien. Le film raconte l’histoire de cette rencontre improbable qui va permettre finalement aux deux hommes de s’apprécier. Au-delà d’une réflexion sur la place des handicapés dans notre société, cette fable humaniste permet à chacun de remettre en question le regard qu’il porte sur l’autre.

    • A partir de 13 ans
    • Du 22 janvier au 3 février
    • Dossier disponible dès à présent

    Toto le héros

    Toto le héros
    • SECONDAIRE
    • Belgique, 1991, 1h31

    Thomas est persuadé depuis l’âge de huit ans qu’il a été échangé à la maternité avec Alfred. Soixante ans plus tard, il retrouve son rival pour lui reprendre la vie qui lui a été volée… Ce film n’est pas l’histoire d’un enfant mais celle comique et tragique de toute une existence, déformée par les souvenirs. Remarquable par sa structure et sa mise en scène, il offre la possibilité de s’interroger sur la construction, la compréhension et l’interprétation d’un récit.

    • A partir de 13 ans
    • Du 12 au 24 mars
    • Dossier disponible dès à présent

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    Juno

    Juno
    • SECONDAIRE
    • de Jason Reitman
    • USA, 2007, 1 h 36, v.o. sous-titrée

    Juno, une adolescente de seize ans aussi brusque que lucide et déterminée, vit une histoire d’amour avec Bleek, un camarade de classe. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte, la jeune fille est confrontée à un choix difficile : garder l’enfant ou avorter. Pourtant un autre choix —inattendu — se dessine rapidement pour elle.

    Derrière un thème apparemment dramatique, on trouve un film léger aux mille pointes humoristiques, dont le côté visiblement décalé naît du regard distancié que la jeune héroïne porte sur la société et le monde qui l’entoure. Dans le style de « Little Miss Sunshine », l’intérêt du film réside par ailleurs dans l’originalité des conduites adoptées par les personnages : il y a beaucoup de détermination et de maturité chez cette gamine; ses parents, ouverts et aimants, parviennent à dépasser le conflit obligé pour lui apporter un soutien important… Tous ces portraits à contre-courant des clichés offrent ainsi aux adolescents une belle occasion de réfléchir de façon nuancée au bien-fondé des comportements que nous adoptons dans certaines circonstances exceptionnelles de la vie mais aussi au quotidien, vis-à-vis de nos proches et des personnes que nous côtoyons chaque jour.

    • A partir de 15 ans
    • Du 29 janvier au 10 février
    • Dossier disponible en septembre
    Pistes pédagogiques
    Adolescence et choix de vie
    Amour, couple et famille
    Le travail de mise en scène
    Une esthétique particulière

    Possibilité de matinées linguistiques avec le Mundaneum

    La petite taupe

    La petite taupe
    • MATERNEL
    • De Zdenek Miller
    • 1975-1976, 1h

    Invités par les Jeunesses musicales de Mons, Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais proposent un « ciné-concert », c’est-à-dire une découverte en direct de la musique et des bruitages à travers l’image animée. Les petits se régaleront doublement : la découverte des sons en direct et l’univers de la petite taupe.

    Créée en 1957 par le peintre et illustrateur Zdenek Miller, la petite taupe a déjà vécu de nombreuses aventures et connu un grand succès dans plus de 80 pays à travers le monde. C’est en se promenant dans les bois et en trébuchant sur une taupinière que son créateur eut l’idée de ce petit animal potelé et maladroit. D’un caractère joyeux et sociable, la petite taupe fait preuve d’une grande curiosité pour le monde qui l’entoure…

    Par de subtiles associations entre compositions et bruitages, les deux artistes enrichiront les courts métrages d’ambiances musicales contemporaines (percussions afro-orientales, harmonium indien, voix lyrique, enfantine ou tribale). En plus des instruments, des objets sonores tels que la guimbarde, des lames de métal dans l’eau, des coquillages, accentueront le plaisir d’entendre et de jouer avec les sons.

    • De 2 à 5 ans
    • Séance unique le 11 février à 10h
    • Dossier disponible dès à présent
    Pistes pédagogiques
    Découvrir et jouer avec les sons
    Exprimer ses émotions
    Raconter une histoire

    Séance spéciale ciné-concert, en collaboration avec les Jeunesses musicales de Mons

    1,2,3 … Léon !

    1,2,3 … Léon !
    • MATERNEL
    • Collectif
    • F/Canada, Pays-Bas, 45 min., version française

    De ce programme de 4 films, les enfants retiendront certainement « L’hiver de Léon », un moyen métrage de près de trente minutes qui illustre un beau conte médiéval. L’hiver s’est abattu sur le royaume et l’ogre des montagnes enlève la belle princesse Mélie Pain d’Epice. Léon, un jeune ours adopté par un couple d’apiculteurs, fait alors une fugue et tombe entre les mains de Boniface, le faiseur d’histoires. Après bien des péripéties, Léon réussira-t-il à sauver la princesse des griffes de l'ogre ?

    Très belle réussite graphique grâce notamment à ses adorables personnages en plasticine, ce joli film d’animation s’apparente aux contes que l’on chuchote le soir, avant de faire dodo. Ogre, princesse et château sont les ingrédients indispensables à une belle aventure pleine de poésie.

    • De 3 à 6 ans
    • Du 1er au 31 mars
    • Dossier disponible en mars
    Pistes pédagogiques
    Raconter l’histoire
    Le Moyen Âge
    Les ogres existent-ils ?

    Atelier créatif sur le thème du Moyen Age pour les 3e maternelles

    Ben X

    Ben X
    • SECONDAIRE
    • de Nic Balthazar
    • Belgique, 2007, 1 h 33, v.o. ndls sous-titrée

    Ben, un adolescent légèrement autiste, se réfugie dans le monde du jeu vidéo pour échapper à la pression du monde réel. Marginalisé, incapable de se défendre face au harcèlement dont il est victime en classe, il est au contraire respecté dans le monde entier pour les performances de son avatar dans Archlord, où il va rencontrer une jeune fille virtuelle prénommée Scarlite. C’est elle qui, sans le vouloir et sans le savoir, va lui apporter la force de supporter son calvaire, puis de réagir en imaginant un plan imparable pour bousculer les consciences…

    C’est un fait divers local - à Gand, un jeune autiste harcelé à l’école se suicide en se jetant dans le vide - qui donne au réalisateur l’idée de s’intéresser au thème de la différence. Amené à partager les émotions et le point de vue de Ben sur sa propre histoire grâce à divers procédés cinématographiques originaux, le spectateur est invité à ressentir l’incompréhension et l’injustice que subit Ben. De ces sentiments naît ainsi un questionnement salutaire : qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné dans un groupe, une personne fragilisée par une différence quelconque se retrouve marginalisée? Pourquoi cette mise à l’écart déclenche-t-elle souvent un engrenage qui voit se succéder des étapes de plus en plus violentes et douloureuses à vivre pour l’individu ciblé? Quelles motivations peuvent bien animer les agresseurs, généralement suivis passivement par l’ensemble du groupe? C’est, entre autres, à toute cette réflexion que le film conviera les jeunes spectateurs.

    • A partir de 13 ans
    • Du 5 au 17 mars
    • Dossier disponible en septembre
    Pistes pédagogiques
    Différence et marginalité
    Construction identitaire à l’adolescence
    La violence à l’école et le harcèlement
    Subjectivité et mise en scène

    Possibilités de matinées linguistiques au Mundaneum

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    Nocturna

    Nocturna
    • PRIMAIRE
    • de Victor Maldonado et Adriàn Garcia
    • Espagne, 2007, 1 h 20, version française

    Le petit Tim, assis sur le toit de l'orphelinat, a vu Adhara sa minuscule étoile toute fragile tomber du ciel. Mais en se penchant pour voir où elle était tombée, il glisse… et pénètre dans l’univers mystérieux de la nuit, peuplé de chats, de créatures étranges et d’êtres magiques…

    Qu’est-ce qui rend la nuit si mystérieuse? Qui se cache derrière toutes ces choses inexplicables qui arrivent la nuit tombée? Qu’est-ce qui fait que l’on s’endort et que l’on rêve? Où a disparu notre deuxième chaussette pendant la nuit ? Pourquoi les petits font pipi au lit?

    C’est à toutes ces questions essentielles que va répondre joliment et astucieusement « Nocturna ». Ce dessin animé plonge les jeunes spectateurs dans un univers original, régi par sa propre logique, à la fois extraordinaire, extravagante et imparable. S’il s’attaque ainsi à tous les incidents nocturnes, c’est pour mieux les démystifier et apprendre aux enfants à vaincre leurs frayeurs éventuelles. On remarquera également l’esthétique très particulière et très raffinée, à laquelle même les jeunes enfants pourront être sensibles.

    • De 6 à 10 ans
    • Du 19 mars au 3 avril
    • Dossier disponible en novembre
    Pistes pédagogiques
    La peur du noir
    L’astronomie et le monde de la nuit
    Rêve ou réalité ?
    Des mots pour caractériser les images

    2009 : année internationale de l’astronomie.
    Animation découverte du système solaire dans le planétarium gonflable de l’UMH

    Matilda

    Matilda
    • PRIMAIRE
    • De Danny DeVito
    • USA, 1996, 1h33, version française

    Comment survivre dans une famille d'Américains moyens dont l'horizon intellectuel ne dépasse pas le cadre de leur télévision ? Tel est le problème de Matilda, une petite fille génie précoce qui n'aime rien tant que lire et fréquenter les rayonnages des grandes bibliothèques. Comble de malheur, son père l'inscrit dans une école où une directrice sadique fait régner une discipline de fer digne d'une prison. Heureusement, Matilda est animée d'une invincible joie de vivre et se découvre bientôt des pouvoirs surnaturels qui vont lui permettre de se venger de ses tortionnaires.

    Devant le succès rencontré par les adaptations de Roald Dahl (« Charlie et la chocolaterie », « Danny le champion du monde », « James et la pêche géante »), on ne résiste pas à proposer à une nouvelle génération d’enfants de découvrir via « Matilda » ce prolifique auteur pour la jeunesse. Dans le genre de « Mademoiselle C », Danny DeVito, devant et derrière la caméra, a mis toute son énergie dans ce conte où ceux qui travaillent sont toujours récompensés. Le monde de l’école et les rapports pas souvent évidents avec les adultes concerneront au premier plan les enfants.

    • A partir de 7 ans
    • Du 19 au 31 mars
    • Dossier disponible dès à présent
    Pistes pédagogiques
    Les relations enfant/parent/école
    L’adaptation d’un livre
    Les valeurs dans notre société

    Animation lecture vivante en préparation à la vision

    Hôtel Rwanda

    Hôtel Rwanda
    • SECONDAIRE
    • De Terry George
    • Grande-Bretagne, 2005, 2h, version française

    Kigali, 1994. Paul et son épouse présentent l’image du couple idéal. Lui est Hutu et elle, Tutsi. Ensemble, ils élèvent leurs enfants et gèrent un grand hôtel appartenant à un puissant consortium belge, fréquenté par des personnalités influentes comme, par exemple, les hauts gradés des forces de l’ONU déployées dans la capitale rwandaise. Lorsque le pays bascule dans la guerre civile, Paul va profiter du statut relativement protégé de son hôtel pour héberger clandestinement des centaines de Tutsis qui tentent d’échapper au massacre. A ce moment, il ne doute pas un instant de l’intervention imminente des soldats de l’ONU pour mettre un terme au conflit. Or, les Occidentaux se bornent scandaleusement à organiser l’évacuation de leurs ressortissants…

    Il y à peine 15 ans que près d’un million de Tutsis furent exterminés sauvagement sous le regard indifférent de la Communauté internationale. Afin que ce massacre ne soit pas effacé des mémoires, nous proposons à une nouvelle génération d’étudiants de découvrir ce film- choc qui s’appuie sur le témoignage de Paul Rusesabagina. Au-delà de l’histoire d’un pays, Hôtel Rwanda peut également servir de tremplin à une réflexion politique et morale plus large sur l’attitude des Occidentaux face aux conflits civils qui déchirent bien des pays pauvres.

    • A partir de 14 ans
    • Du 23 au 28 avril
    • Dossier disponible dès à présent
    Pistes pédagogiques
    Le Rwanda, les Tutsis et les Hutus
    La question du génocide
    La décolonisation
    Mise en scène et tension dramatique

    En commémoration des 15 ans du génocide au Rwanda

    Le mécano de la General

    Le mécano de la General
    • PRIMAIRE
    • De Buster Keaton
    • USA, 1926, 1h25

    Collaborant depuis quelques années pour les séances « Classiques sur grand écran » au Plaza Art, le Conservatoire de Mons, son Directeur André Foulon, et les classes d'Yves Gourmeur, proposent d’étendre leur travail au jeune public. La démarche alliant compositions et improvisations par les solistes du Conservatoire, va illustrer ce chef-d’oeuvre de Buster Keaton : « Le mécano de la General ». La musique, jouée en direct, sera préparée en fonction du film, mais aussi par rapport aux enfants qui pourront, après la séance, discuter avec les musiciens et découvrir les instruments de musique utilisés.

    Ce classique du cinéma raconte l’histoire du cheminot Johnnie Gray qui partage sa vie entre sa fiancée Annabelle Lee et sa locomotive, la "General". En pleine Guerre de Sécession, il souhaite s'engager dans l'armée sudiste, mais celle-ci estime qu'il sera plus utile en restant mécanicien. Annabelle est cependant faussement persuadée qu'il n'est qu'un lâche... Il aura pourtant bientôt l'occasion de prouver sa valeur quand des espions nordistes volent sa locomotive et qu'il se lance seul à leur poursuite…Pour ne pas nuire à l'authenticité de la reconstitution, Keaton tourna notamment en extérieurs afin de montrer de grands espaces en contraste avec la petitesse de son héros dont les cascades apparaissent aujourd'hui encore comme particulièrement audacieuses. Grâce au travail des musiciens dans la salle, les enfants pourront découvrir ce chef-d’œuvre dans les conditions de projection l’époque.

    • A partir de 8 ans
    • Séance unique le 27 avril à 10h30
    • Dossier pédagogique disponible dès à présent
    Pistes pédagogiques
    La musique et les instruments
    Ce qui nous fait rire
    L’histoire du cinéma
    Un film burlesque

    Séance spéciale ciné-concert en collaboration avec le Conservatoire de Mons

    2007 - 2008

    Cliquez sur le nom du film pour plus d'informations.

    La Reine soleil primaire du 1/9 au - 17/1 au 29/1
    Les trois mousquetaires maternel/primaire du 13/9 au 6/11
    4 mois, 3 semaines et 2 jours secondaire du 20/9 au 13/11
    Fast Food Nation secondaire du 20/9 au 2/10
    Les Contes de la mère poule maternel du 11/10 au 23/10
    Little Miss Sunshine secondaire du 11/10 au 23/10
    La vie des autres secondaire du 11/10 au 23/10
    La prophétie des grenouilles maternel/primaire du 8/11 au 23/11
    Azur et Asmar primaire du 8/11 au 20/11
    Persepolis secondaire du 8/11 au 20/11
    De l’autre côté secondaire du 15/11 au 21/12
    La souris du Père Noël maternel du 30/11 au 21/12
    Lucas, fourmi malgré lui primaire du 29/11 au 21/12
    Le secret de Terabithia primaire/secondaire du 29/11 au 21/12
    Fabuleuses fabulettes maternel du 7/1 au 22/1
    Michou d’Auber primaire/secondaire du 10/1 au 22/1
    Nue Propriété secondaire du 17/1 au 29/1
    Max & Co primaire mars 2008
    Crin blanc & Le ballon rouge primaire du 13/3 au 21/3
    La tête de maman secondaire du 28/2 au 11/3
    Patate maternel du 7/4 au 22/4
    Si le vent soulève les sables secondaire du 10/4 au 22/4

     

    La Reine soleil

    la reine soleil
    • PRIMAIRE
    • de Philippe Leclerc
    • France, 2007, 1h17

    Akhesa, ravissante jeune fille de 14 ans, est la fille du pharaon. Elle s’ennuie et se sent seule dans son palais. Heureusement, elle manigance des escapades clandestines dans la ville avec son chat. C’est lors d’une de ces sorties qu’elle rencontre le jeune Thout. D’abord sur la défensive, les deux jeunes gens finissent par se lier d’amitié. Ensemble, ils vont découvrir qu’un complot se trame contre le pharaon et entreprendre un voyage vers l’île d’Eléphantine où s’est exilée la mère d’Akhesa : la reine Néfertiti.

    Adapté d’un roman de Christian Jacq, le grand spécialiste de l’Egypte antique, la Reine soleil se base sur un fond historique authentique pour développer une aventure qui a tout pour plaire aux enfants : rebondissements, complot, secret et mystère. Quant à la réalisation, elle est limpide mais elle ne manque ni de caractère, ni d’humour.

    • De 6 à 11 ans
    • Du 1er septembre au
    • et du 17 au 29 janvier
    • Dossier disponible en janvier
    Des aspects à exploiter
    • L’Egypte des pharaons
    • Un destin hors du commun
    • Le voyage initiatique

    Les trois mousquetaires

    Les trois mousquetaires
    • MATERNEL/ PRIMAIRE
    • de Janis Cimermanis
    • Lettonie, 2007, 1h10, version française

    Dans la France du XVIIe siècle, le jeune d’Artagnan quitte sa Gascogne natale pour monter vers la capitale et tenter sa chance comme mousquetaire. Une fois à Paris, il rencontre et se lie d’amitié avec trois d’entre eux : Athos, Porthos et Aramis. Les valeureux compères vont alors tenter de contrecarrer les noirs desseins du cardinal de Richelieu et protéger l’amour secret de la reine pour le duc de Buckingham.

    Voici une belle occasion pour les petits de découvrir ce classique de la littérature. Ce que cette transposition perd un peu en romanesque, elle le regagne dans le génie simplificateur et très rigolo, qui met le récit à la portée des enfants. On reconnaît la patte fraîche et tendre ainsi que la minutie des décors propres aux studios lettons (« Munk, Lemmy et cie », « Prop et Berta », etc). Un pour tous...

    • De 5 à 8 ans
    • Du 13 septembre au 6 novembre
    • Dossier disponible en janvier
    Des aspects à exploiter
    • des marionnettes animées
    • le temps des capes et des épées
    • comprendre l’histoire

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    4 mois, 3 semaines et 2 jours

    4 mois, 3 semaines et 2 jours
    • SECONDAIRE
    • de Cristian Mungiu
    • Roumanie, 2007, 1h53, v.o. sous-titrée

    Roumanie, 1987. Otilia et Gabita partagent une chambre dans une résidence universitaire. Aujourd’hui, elles ont rendez-vous avec un certain monsieur Bebe, dans une chambre d’hôtel. Gabita est enceinte et veut avorter. Monsieur Bebe peut l’aider. Mais une telle opération, clandestine, présente de nombreux dangers. Gabita prend un risque médical important et les personnes qui l’aident risquent des années de prison. C’est dire si c’est une journée tendue qui se présente aux trois protagonistes.

    Récompensé par la Palme d’or au festival de Cannes, ce film roumain est remarquable à tous points de vue. Condensée en une seule journée, l’histoire atteint une tension extrême, qui ne peut laisser personne indifférent. La restitution du contexte social et politique, en petites touches justes et détails parlants, est excellente. Enfin, la mise en scène, d’une précision chirurgicale, est exemplaire.

    • A partir de 16 ans
    • Du 20 septembre au 13 novembre
    • Dossier disponible en janvier
    Des aspects à exploiter
    • La Roumanie avant la chute du Mur de Berlin
    • La condition des femmes
    • La liberté : à quel prix ?
    • L’amitié à toute épreuve

    Fast Food Nation

    fast-food
    • SECONDAIRE
    • de Richard Linklater
    • GB/ USA, 2006, 1 h 44, v. o. sous-titrée

    Don Henderson est cadre au siège de la chaîne des Mickey's Fast Food Restaurants, et de la viande contaminée a été découverte dans les stocks de steaks surgelés du fameux « Big One », le hamburger vedette de la marque. Don doit découvrir comment cela s'est produit. Quittant les confortables bureaux de la société en Californie du Sud, il va découvrir les abattoirs et leurs employés immigrés, les élevages surpeuplés et les centres commerciaux de l'Amérique moyenne…

    Le film de Richard Linklater aborde ainsi les effets économiques et sociaux de la restauration rapide, en décrivant notamment les conditions de travail, les conséquences environnementales mais également la dégradation de tout un mode de vie où le profit seul domine.

    À travers l’exemple de la restauration rapide, le film pose ainsi des questions importantes sur notre société et son organisation. Il permet également de comprendre les relations complexes qui se nouent souvent de façon invisible entre un mode de consommation et un mode de production de masse, entre des centres de décisions et les lieux de travail éloignés, entre le Sud et le Nord… Vraie fiction mais avec un arrière-plan documentaire évident, Fast Food Nation renouvelle de façon percutante le cinéma contestataire américain en plein renouveau depuis quelques années.

    Des aspects à exploiter
    • Modèle de consommation / mode de production
    • Les rapports Nord/Sud
    • Élevage et écologie
    • Que mange-t-on après le film ?

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    Les Contes de la mère poule

    Les contes de la mère poule
    • MATERNEL
    • de Farkhondeh Torabi, Morteza Ahadi Sarkani et Vajiolah Fard-e-Moghadam
    • Iran, 2001, 46 min, sans paroles

    Voici trois petits films d’animation spécialement destinés aux jeunes enfants de maternelle. Inspirés des traditions persanes, leur simplicité et leur beauté les rendent accessibles aux spectateurs du monde entier.

    Le Poisson arc-en-ciel se croit le plus beau du monde. Mais une mésaventure inattendue l’obligera à se rapprocher des autres poissons.

    Shangoul et Mangoul est une histoire traditionnelle de méchant loup : celui-ci veut tromper les chevreaux pour les manger pendant l’absence de leur mère.

    Lili Hosak raconte les mésaventures d’un poussin tombé à l’eau : pour le sauver, ses parents devront faire appel aux animaux alentour.

    Ces petits films feront découvrir aux enfants un style d’animation particulièrement original qui utilise papiers découpés mais également tissus multicolores pour donner vie à ses créatures.

    • A partir de 2 ans
    • Du 11 au 23 octobre
    • Dossier disponible dès à présent
    Des aspects à exploiter
    • Se souvenir des films, raconter les histoires
    • Exprimer ses émotions
    • Créer un personnage en papier ou en tissu
    • L’Iran, un pays à découvrir en images et en saveur

    Little Miss Sunshine

    Miss Sunshine
    • SECONDAIRE
    • de Valérie Faris et Jonathan Dayton
    • USA, 2007, 1h38, v.o. sous-titrée

    Olive est fascinée par les concours de beauté et il lui arrive d’y participer, dans sa catégorie : les 7-8 ans ! La voilà précisément sélectionnée pour une compétition prestigieuse, mais qui se déroule plutôt loin de chez elle. Ses parents et son grand-père, qui est aussi son « coach », la soutiennent totalement, mais le déplacement vers la Californie pose un problème quand on habite au Nouveau-Mexique, surtout que la famille Hoover ne roule pas sur l’or. Pourtant le rêve d’Olive est plus important que les contraintes financières et c’est finalement la famille au complet qui se met en route dans un vieux mini-bus capricieux. Dwayne, le grand frère d’Olive, adolescent mutique, et Frank, l’oncle qui vient de réchapper d’une tentative de suicide, sont de la partie, un peu malgré eux.

    Little Miss Sunshine est une comédie très rafraîchissante qui porte un regard original et tendre sur la famille, mais qui pose aussi un regard critique sur la société américaine et particulièrement sur le culte de la réussite.

    • A partir de 12 ans
    • Du 11 au 23 octobre
    • Dossier disponible mi-septembre
    • www.littlemisssunshine-lefilm.com
    • Des aspects à exploiter
      • La famille
      • La « normalité »
      • Le culte de la réussite
      • Le cinéma indépendant

      La vie des autres

      La vie des autres
      • SECONDAIRE
      • Das Leben der Anderen de Florian Henckel von Donnersmarck
      • Allemagne, 2007, 2 h 17, v.o. sous-titrée

      Avant la chute du mur de Berlin en 1989, vivre en RDA comportait pas mal de risques pour les intellectuels épris de liberté d’action, de parole et de pensée. La Stasi, service de la police politique et des renseignements qui sévissait dans la plus grande discrétion, exerçait alors une répression sévère. La vie des autres revient sur cette époque douloureuse à travers les personnages de George Dreyman, dramaturge apprécié des cercles du pouvoir, et de sa compagne Christa, une jeune actrice en vue, qui vont tous deux se retrouver pris dans l’engrenage du soupçon et de la délation. Le Ministre de la Culture, attiré par la comédienne, charge en effet la Stasi d’enquêter sur ce couple en apparence irréprochable…

      Sans caricature, le film montre la vie d’un couple d’artistes intellectuels qui va, sans le vouloir et sans le savoir, transformer la vie morne et austère d’un agent de la Stasi. Avec beaucoup de pudeur et de finesse, le réalisateur Florian Henckel von Donnersmark évite ainsi le piège de la leçon politique pour nous montrer la métamorphose secrète d’un homme séduit par la beauté autant que fasciné par la découverte d’un univers riche de culture, de savoir, de valeurs et d’humanité.

      Des aspects à exploiter
      • L’histoire récente de l’Allemagne
      • Vivre sa vie à travers l’existence des autres
      • Vie privée / vie publique
      • Artistes et intellectuels face à l’engagement politique
      • Mise en scène d’une prise de conscience muselée

      La prophétie des grenouilles

      La prophétie des grenouilles
      • MATERNEL/PRIMAIRE
      • De Jacques-Rémy Girerd
      • France, 2003

      Dans une ferme coquette perchée en haut d’une colline vivent Tom, son grand-père et une foule d’animaux. Aujourd’hui, Juliette, la fille des voisins, les rejoint car ses parents doivent partir en Afrique pour prendre possession d’un couple de crocodiles pour le zoo tout proche. Mais le soir même du départ, les campagnes environnantes retentissent d’un grand frisson. Les batraciens découvrent qu’il va pleuvoir pendant quarante jours et quarante nuits : un vrai déluge ! La doyenne des grenouilles décide d’annoncer aux enfants la catastrophe imminente...

      Créateur de dessins animés des plus originaux pour les tout petits comme « L’Enfant au grelot », Jacques-Rémy Girerd s’est surpassé dans ce joli conte aux traits simples et aux couleurs chatoyantes. Cette superbe aventure raconte que chacun doit apprendre à vivre en paix avec son voisin, homme comme animal, carnivore comme herbivore.

      • De 4 à 7 ans
      • Du 8 au 20 novembre
      • Dossier disponible dès à présent
      Des aspects à exploiter
      • Raconter l’histoire
      • Dessiner des animaux
      • La légende du déluge
      • Apprendre la tolérance

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      Azur et Asmar

      Azur et Asmar
      • PRIMAIRE
      • de Michel Ocelot
      • France, 2006, 1 h 30

      Il y a bien longtemps, deux jeunes enfants étaient bercés par la même femme d’origine arabe. Azur, blond aux yeux bleus, était le fils du châtelain, tandis qu'Asmar, brun aux yeux noirs, était le fils de la nourrice. Élevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement. Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djinns que lui racontait sa nourrice, n'aura de cesse de la retrouver au-delà des mers.

      Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d'audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles...

      Tous les admirateurs de Kirikou connaissent Michel Ocelot qui revient ici avec une nouvelle histoire originale et superbement mise en scène. On y retrouve également cette touche d’humanisme propre à ce maître de l’animation qui ne se contente pas de faire de superbes dessins mais nous invite également à partir à la découverte d’autres cultures et d’autres mondes. Par souci d’authenticité, il ose même mélanger deux langues, le français et l’arabe, sans que cela nuise à la compréhension des spectateurs. Ainsi, Azur et Asmar illustre notamment les splendeurs de la civilisation arabo-andalouse, tout en s’interrogeant de façon très actuelle sur la situation des immigrés. Mais les jeunes spectateurs seront certainement d’abord sensibles au talent de conteur de Michel Ocelot qui les entraînera dans une aventure étonnante et touchante avec la pointe d’humour indispensable.

      Des aspects à exploiter
      • Le monde arabe : civilisation, histoire et géographie
      • Être étranger, être immigré, être différent
      • Comprendre les références culturelles du film

      Persepolis

      Persepolis
      • SECONDAIRE
      • de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
      • France, 2007, 1 h 35

      Téhéran, 1978. Marjane, une fillette de huit ans issue d’une famille moderne, partage l’exaltation de la révolution en cours qui va précipiter la chute du Shah. Mais avec l’instauration de la République islamique, c’est une sombre période qui commence en Iran, caractérisée par un contrôle sévère des tenues et des comportements et surtout par une répression violente de toute opposition politique. S’y ajoute bientôt la guerre contre l’Irak, avec ses multiples dommages, comme les bombardements et les disparitions de proches. Ce contexte de plus en plus pénible amène les parents de Marjane à l’envoyer à Vienne pour la protéger. C’est donc en Autriche que, à quatorze ans, l’adolescente va vivre ses premiers émois amoureux mais aussi faire l’expérience précoce de l’exil, de la solitude et de la différence.

      Persepolis est l’adaptation au cinéma de la célèbre bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi parue en noir et blanc aux éditions de l’Association, et dont les albums ont été vendus à plus d’un million d’exemplaires dans le monde entier. Loin de toute complaisance, la réalisatrice pose sur son histoire un regard juste et distancié qui donne à son œuvre de la fraîcheur, de l’humour ainsi qu’une très large portée. En conservant le procédé graphique de la bande dessinée originale, Marjane Satrapi évite par ailleurs une reconstitution en prises de vue réelles qui aurait sans aucun doute affaibli l’universalité qu’elle voulait donner à son propos. Autoportrait émouvant et drôle, témoignage vivant sur l’Iran contemporain, Persepolis est aussi et peut-être surtout un plaidoyer pour la liberté et la défense des valeurs démocratiques.

      Des aspects à exploiter
      • L’histoire de l’Iran
      • La révolution islamique
      • L’adolescence : période d’éveil et de révolte
      • Le genre autobiographique
      • La mise en scène « animée »

      De l’autre côté

      De l'autre côté
      • SECONDAIRE
      • Auf der Anderen Seite de Fatih Akin
      • Allemagne/Turquie, 2007, 2h02, v.o. all. sous-titrée

      Fatih Akin est un brillant réalisateur allemand issu de l’immigration turque. Il livre ici un film choral impressionnant et astucieux, qui fait quelques allers et retours entre son pays d’origine et son pays d’adoption. Il y est question de Nejat, professeur à l’université de Hambourg, dont le père veuf, Ali, propose à une prostituée, Yeter, de devenir sa compagne. Yeter a une fille, Ayten, qui vit à Istanbul et qui milite dans un groupe d’activistes… En cavale, Ayten rencontre Lotte, une étudiante allemande très vite fascinée par l’engagement politique et par la beauté de la jeune Turque. C’est ainsi que se met en place une ronde de personnages qui vont se trouver engagés, parfois malgré eux, dans une histoire tragique et bouleversante.

      Le scénario « en boucle » de ce film a été primé au festival de Cannes. C’est de manière très subtile qu’il évoque les différences de cultures, l’inégalité des chances, les choix de vie, les valeurs mises à l’épreuve de la réalité. Auf der anderen seite est un très beau film qui saura toucher un large public d’adolescents.

      • A partir de 15 ans
      • Du 15 novembre au 21 décembre
      • Dossier disponible en février
      • Des aspects à exploiter
        • L’immigration
        • L’Europe
        • L’engagement social et politique

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        La souris du Père Noël

        La souris du Père Noël
        • MATERNEL
        • De Vincent Monluc
        • France, 1991, 30 min. (+ 1 court métrage)

        Il est bien tard lorsque Arthur le cormoran remet enfin au Père Noël la lettre du petit Hans Petersen, le pauvre coursier l’avait malheureusement égarée en chemin. On est à la veille de Noël et les réserves de cadeaux sont vides. Où trouver le cadeau dont rêve Hans depuis toujours: un cheval à bascule bleu à la crinière rouge ? Peut-être chez Elise, la reine de toutes les souris qui glissent des cadeaux sous l’oreiller en échange de leur première dent de lait... Mais la vieille reine ne veut rien entendre. Noël est son jour de repos annuel. Pas question de remettre ses ateliers de jouets à l’ouvrage et de dépanner son vieux concurrent, le Père Noël, en congé le reste de l’année !

        Ce film, soigneusement dessiné par Jean-François Laguionie (Le château des singes), pourra séduire les touts petits avec son histoire simple et ses couleurs chatoyantes. Il leur offre ainsi une belle façon de découvrir le cinéma d’animation.

        • A partir de 3 ans
        • Du 30 novembre au 21 décembre
        • Dossier sur le cinéma d’animation en général disponible dès à présent
        Des aspects à exploiter
        • un conte de Noël
        • se souvenir de l’histoire
        • le cinéma d’animation

        Lucas, fourmi malgré lui

        Lucas, fourmi malgré lui
        • PRIMAIRE
        • de John A. Davis
        • USA, 2005, 1 h 29, version française

        Lucas Nickle a 10 ans et vient d’emménager avec ses parents dans une nouvelle ville. Il n’a pas de copains et devient le souffre-douleur de la brute du quartier. À son tour, il martyrise les fourmis de son jardin. Celles-ci n’en peuvent plus de ces agressions gratuites et régulières, et Zoc, le sorcier de la colonie, invente une potion qui va réduire Lucas à la taille d’une fourmi. Enlevé par la colonie et coincé dans la fourmilière, Lucas commence son apprentissage et découvre bien des aspects de la vie quotidienne de ces insectes minuscules…

        Ce film d’animation en 3 dimensions se démarque de ses grands frères qui tiennent le haut de l’affiche par un scénario plus fin et des personnages attachants et aux caractères contrastés. Le regard sur la société fourmi, complexe, structurée, organisée et très solidaire est un coup d’œil dans un miroir déformant dont on peut tirer des leçons de vie et de morale.

        • De 6 à 10 ans
        • Du 29 novembre au 21 décembre
        • Dossier disponible en novembre
        Des aspects à exploiter
        • Les fourmis, une société animale très complexe
        • Vivre ensemble ?
        • Respecter les équilibres naturels

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        Le secret de Terabithia

        Terabithia
        • PRIMAIRE/SECONDAIRE
        • de Gabor Csupo
        • Etats-Unis, 2007, 1 h 34, version française

        Dans une petite ville de l’Amérique profonde, Jess, un jeune garçon introverti au seuil de l’adolescence, éprouve beaucoup de difficultés à s'intégrer à l'école, lieu du racket, du conformisme et de la prise de pouvoir par les grands. Issu d’une famille nombreuse et pauvre, il souffre par ailleurs d'humiliations quotidiennes qu’il fuit en se réfugiant dans le dessin. Quand Leslie, fille unique un peu délaissée par ses parents, s’installe dans le voisinage, il trouve enfin une complice jolie, fantasque et pleine de vie qui souffre elle aussi d’isolement et de rejet. Les deux enfants décident de mettre en commun leurs talents créatifs et leur imagination débordante pour donner vie au monde imaginaire de Térabithia. Dans cet univers parallèle et secret, ils trouvent l’occasion de tester leurs forces et leur intelligence mais aussi d’affronter leurs angoisses les plus profondes.

        Plus qu'une simple aventure fantastique, le film évoque les manques et difficultés de deux enfants solitaires, qui ne sont accompagnés ni par l'école ni par leur famille et qui choisissent de rêver leur vie. Le secret de Térabithia montre avec beaucoup de finesse et de nuance comment on peut se laisser insidieusement aspirer hors de la réalité, au point de perdre toute sensation de l'existence du monde. Il soulève entre autres, sous une forme divertissante, certaines questions fondamentales comme celle de la vie et de la mort.

        • De 10 à 14 ans
        • Du 29 novembre au 21 décembre
        • Dossier disponible en novembre
        Des aspects à exploiter
        • Rêver sa vie ou vivre ses rêves ?
        • Vie sociale et marginalité
        • Vie, mort, culpabilité et réparation
        • Grandir

        Fabuleuses fabulettes

        Fabulettes
        • MATERNEL
        • de Fabrice Luang-Vija, Heikki Prepula, Cécilia Marreiros-Marum, J. Locher et T. Hinke
        • Blg/F/Finl/All, 2001 - 2005, 40 min

        Ce programme de courts-métrages fait écho aux Fables d’été, fables d’hiver, présentées lors d’une saison précédente d’Ecran large sur tableau noir. On y retrouve les Fables en délire qui encadraient déjà le premier programme, mettant en contact d’une même façon burlesque et aléatoire des animaux issus d’univers éloignés l’un de l’autre. Trois autres films d’auteurs et de styles différents viennent compléter le programme. Les trois boucs, vieux conte tiré du folklore scandinave où un troll tente de piéger les usagers d’un pont, fait ici l’objet d’une adaptation légère, colorée et musicale. Dans Lunolin, petit naturaliste, qui se caractérise par un procédé graphique original où coexistent plusieurs vignettes à l’intérieur d’une même image, un enfant trouve deux hérissons qui lui apprennent à grandir. Enfin avec l’Oiseau à réaction les tout-petits auront l’occasion de plonger dans l’univers opalin de trois oisillons aux prises avec un drôle de congénère motorisé…

        Ce court programme permet ainsi de découvrir des facettes différentes et originales du cinéma d’animation.

        • De 3 à 6 ans
        • Du 7 au 22 janvier
        • Dossier disponible en octobre
        • Des aspects à exploiter
          • Différencier plusieurs histoires
          • Verbaliser ses émotions
          • Dessiner des animaux
          • S’initier à la notion de rythme

          Michou d’Auber

          Michou
          • PRIMAIRE/SECONDAIRE
          • de Thomas Gilou
          • France, 2007, 2h04

          Au début des années 60, il ne fait pas bon être Algérien en France. En effet, l’Algérie lutte pour son indépendance et c’est une guerre qui oppose colonisés et colonisateurs. Dans ce contexte, le papa du petit Messaoud, qui vit à Aubervillier, préfère confier son enfant à une famille d’accueil, à la campagne, dans le Berry. Quand elle voit arriver le petit garçon, Gisèle s’inquiète de la réaction de son mari, George, un ancien militaire qui a beaucoup d’idées toutes faites ! Elle décide alors de transformer Messaoud en un petit blondinet qu’on appellera désormais Michel. Petit à petit, Michel séduit son papa d’adoption et, surnommé Michou, il commence une nouvelle vie dans la France profonde.

          Michou d’Auber est une comédie belle et tendre qui a le mérite d’aborder sans lourdeur la guerre d’Algérie, mais surtout la confrontation des cultures. Le dialogue qui s’instaure entre des personnages de cultures et de religions différentes fait émerger un message réjouissant et accessible à un large public.

          • De 10 à 14 ans
          • Du 10 au 22 janvier
          • Dossier disponible en janvier
          Des aspects à exploiter :
          • Liens du sang, liens du cœur
          • Les différences culturelles : une richesse
          • La France des années 60

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          Nue Propriété

          Nue propriété
          • SECONDAIRE
          • de Joachim Lafosse
          • Belgique - France, 2006, 1 h 30

          Thierry et François, deux frères jumeaux d’une vingtaine d’années, vivent avec leur mère Pascale. Depuis le départ de son mari il y a dix ans, celle-ci fait de l’éducation de ses fils une priorité absolue. Pourtant, lorsque Jan entre dans sa vie, elle réalise l’ampleur de son abnégation et manifeste son désir de changer d’existence, quitte pour cela à vendre la propriété où ils vivent tous les trois. Agissant comme un révélateur, cette décision brutale va faire émerger puis exploser les tensions familiales qui existaient jusque-là à l’état latent.

          Avec un nœud familial pour thème, le film de Joachim Lafosse invite le spectateur à subir les tensions qui se développent à l’abri d’une propriété isolée, entre une mère divorcée et ses deux fils jumeaux. Loin de toute hystérie, Nue propriété frappe au contraire par sa retenue et une grande sobriété de mise en scène. Ce dépouillement en fait une œuvre originale qui se caractérise entre autres par une profonde justesse de ton et un propos sans fioritures, réduit à l’essentiel : la difficulté de se séparer, la difficulté de communiquer, la culpabilité et la souffrance, susceptibles de transformer petit à petit l’amour en haine viscérale.

          • A partir de 16 ans
          • Du 17 au 29 janvier
          • Dossier disponible en septembre
          Des aspects à exploiter
          • Les motivations profondes des personnages
          • Une approche sociologique de la vie familiale
          • Familles dé-composées et relations parents / enfants
          • La notion de huis-clos
          • La mise en scène : tensions, huis-clos et dynamique du film

          Max & Co

          Max and co
          • PRIMAIRE
          • de Samuel et Frédéric Guillaume
          • Suisse/F/GB/Blg, 2007, 1h16

          Max, un jeune renard jouant du bigoude (sorte d’accordéon-guitare), est à la recherche de son père, qu'il n'a jamais connu. Il arrive ainsi à Saint-Hilare où Mme Doudou, la vieille institutrice, le recueille et lui trouve un emploi: musicien d'ascenseur à l'usine de tapettes à mouches Bzzz & Co. Mais l'usine est dans une mauvaise passe, et la moitié du village se retrouve au chômage. Pour relancer les ventes de tapettes, un dangereux savant invente la fabrication de mouches en série. Bientôt, de véritables nuées d'insectes attaquent le village… Avec courage et détermination, Max et sa nouvelle amie Félicie vont tout faire pour neutraliser les projets démentiels de Bzzz & Co...

          Cette fable écologique et sociale, sur la résistance des habitants d’une petite ville soumise aux dictats du profit et de la rentabilité, est bien dans l’air du temps et ne manquera pas d’enthousiasmer élèves et enseignants. Elle ose sortir des sentiers battus de l’animation pour enfants en évitant toute frénésie d’action et surenchère de gags, au profit de personnages attachants et de la mise en place d’un univers cohérent. Sympathique et très européenne, cette production en partie belge nous prouve, si besoin est, que le cinéma d’animation ne se fait pas qu’à Hollywood.

          Des aspects à exploiter
          • La fin justifie les moyens ?
          • L’esthétique du film
          • Les progrès de la science et l’environnement

          Crin blanc & Le ballon rouge

          Crin blanc - Le ballon rouge
          • PRIMAIRE
          • deux films d’Albert Lamorisse
          • France, 1953, 40’, noir et blanc & France, 1956, 36’, couleur

          Une légende raconte qu’on peut voir dans les marais de Camargue, un superbe étalon nommé Crin-Blanc. Les éleveurs de troupeaux sont bien déterminés à capturer l’animal sauvage, mais Folco, un jeune pêcheur solitaire, rêve lui aussi de pouvoir monter ce magnifique cheval. L’approche, lente et difficile, n’en marque pas moins le début d’une étonnante amitié entre l’animal et l’enfant qui, ensemble, partiront à la conquête d’une liberté que les hommes leur refusent.

          Sur le chemin de l’école, Pascal, un petit Parisien de six ans, découvre un merveilleux ballon rouge accroché à un réverbère. Mais ce ballon magique et facétieux devient vite un objet de convoitise pour les autres enfants et de contrariété pour les adultes, qui ne voient là qu’un objet encombrant à éliminer. Or pour Pascal, le ballon n’est plus simplement une baudruche remplie d’air : il est devenu un ami, un confident qui l’accompagne dans tous ses déplacements.

          Ces films d’Albert Lamorisse, qui évoquent tous deux dans des styles fort différents l’histoire d’une amitié peu banale, ont quelque chose d’universel dans le traitement de l’enfance, qui rend imperceptible la cinquantaine d’années qui nous en sépare : l’importance d’avoir un confident, la place essentielle du rêve, le désir de liberté et de grands espaces qui s’éveille souvent à l’adolescence, la solitude affective et la difficulté de se conformer aux normes… Tous ces thèmes rapportés ici à l’enfance sont traités en outre avec beaucoup de délicatesse, de poésie.

          • De 6 à 11 ans
          • Du 13 au 21 mars
          • Dossier disponible en novembre
          Des aspects à exploiter
          • L’amitié
          • Monde des adultes / monde des enfants
          • L’évasion, la liberté, l’imaginaire
          • Les procédés de mise en scène

          La tête de maman

          La tête de maman
          • SECONDAIRE
          • de Carine Tardieu
          • France, 2007, 1h35

          Pourquoi tire-t-elle cette tête, maman ? Qu’est ce qui se passe dans sa tête ? Lulu, quinze ans, est intriguée par sa propre mère : celle-ci est toujours un peu distante, un peu distraite, un peu malade, fascinée par ses propres petits maux qu’elle soigne à force de tisanes. Un jour, Lulu trouve une photo de sa maman, jeune, riante et pleine de vie : tout le contraire du visage éteint qu’elle montre au quotidien. Lulu décide alors d’enquêter sur le passé de sa maman pour découvrir ce qui a pu illuminer sa vie et la rendre heureuse. Lulu retrouve bientôt la trace d’un amour de jeunesse. Mais franchement, vingt ans plus tard, Lulu ne voit pas ce que sa maman a pu lui trouver à ce Jacques !

          La tête de maman est un film aux multiples tonalités ; il sait à la fois être drôle, frais, grave et émouvant. La découverte du passé amoureux de sa maman va permettre à Lulu de vivre sa propre première histoire d’amour. Elle apprendra aussi que pour devenir adulte, il faut faire des choix et donc, renoncer à certaines choses.

          Des aspects à exploiter
          • devenir adulte
          • histoires de famille
          • les relations parents-enfants

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          Patate

          Patate
          • MATERNEL
          • de Sylvain Vincendeau, Claude Barras, Isabelle Favez, Pierre-Luc Granjon, Damien Louche-Pelissier et Benoît Chieux
          • France, 2006, 58 min.

          Quatre légumes ont été oubliés dans un jardin potager. Patate, le plus curieux d’entre eux, part à la recherche de ses amis que le jardinier a enlevés mais se perd en chemin. Il retrouve Brocoli, Poireau et Carotte et découvre une serre étrange où pousse un monstre. Mais où est passé le jardinier et qui est vraiment le monstre ?

          S’il ressemble physiquement un peu à Bob l’éponge, Patate est un personnage beaucoup plus cocasse, espiègle et poétique. On reconnaît dans ces caractéristiques la marque de fabrique des studios Folimage (« L’enfant au grelot », « La prophétie des grenouilles »). Ce moyen métrage au style graphique et au récit originaux est accompagné de quatre petits films aux titres et contenus rêveurs, comme « La tête dans les étoiles » ou comiques tels que « Le génie de la boîte de raviolis ». De quoi régaler les plus et moins jeunes !

          • De 3 à 6 ans
          • Du 7 au 22 avril
          • Dossier disponible en mars

          Si le vent soulève les sables

          Si le vent soulève les sabes
          • SECONDAIRE
          • de Marion Hänsel
          • Belgique/France, 2007, 1 h 36

          Nous sommes dans un bled perdu d’Afrique de l’Est menacé par la sécheresse. Mouna et Rahne ont deux garçons et une petite fille, autrement dit, une bouche inutile à nourrir dont le père aurait voulu se débarrasser à la naissance. Une année, la sécheresse est si dure qu’elle pousse plusieurs familles à quitter le village avec le bétail. Mais là où il y a de l’eau, il y a aussi la guerre. Les membres de la famille de Mouna seront ainsi confrontés à de redoutables épreuves.

          Adapté du roman de Marc Durin-Valois, Chamelle, Si le vent soulève les sables est une tragique épopée familiale à travers le désert africain qui a le mérite de mettre en évidence un sujet essentiel : l’accès à l’eau, bien naturel qui « coule de source » pour nous Occidentaux, mais qui reste un bien rarissime pour une grande majorité d’Africains dont la survie est dangereusement menacée à plus ou moins long terme. Marion Hänsel ne fait cependant pas œuvre de documentaire et a plutôt choisi le ton du conte universel pour décrire avec humanité le sort de cette famille abandonnée dans les sables.

          • A partir de 16 ans
          • Du 10 au 22 avril
          • Dossier disponible en mars
          Des aspects à exploiter
          • L’accès à l’eau
          • Les rapports Nord / Sud et la répartition des richesses dans le monde
          • Les maux de l’Afrique, entre guerres et misère socioéconomique
          • L’enrôlement des enfants dans les conflits armés
          • Drame humain et esthétique cinématographique

          2006-2007

          10 ans – 10 films

          Voici déjà 10 ans que le Plaza Art est partenaire du projet « Ecran large sur tableau noir » et que nous proposons ainsi des projections accompagnées de dossiers et activités pédagogiques. A cette occasion, nous avons voulu que les enfants et jeunes puissent découvrir des films anciennement programmés qui, pour la plupart, sont sortis lorsque la plupart des élèves n’étaient pas encore à l’école... voire même pas nés. On peut d’ores et déjà parler de « classiques » pour certaines oeuvres dont quelques copies sont issues de la Cinémathèque et, donc, difficilement reprogrammables, pour des raisons de conservation.

          Nous souhaitons que cette nouvelle génération de spectateurs -peut-être de futurs cinéphiles- ait la chance de découvrir ces coups de coeur sur grand écran, par respect pour le film qui a été créé dans cette optique et parce que c’est tellement plus marquant en salle.

          Billet « Tour du monde »

          Le cinéma est une lucarne sur le monde. Pour les élèves du primaire, nous proposons un billet spécial pour un voyage à travers 5 continents. En novembre, départ pour les steppes asiatiques avec « Le chien jaune de Mongolie ». En décembre, rencontre du délicieux accent québecois de « L’incomparable Mlle C ». En janvier, découverte des secrets du continent de glace, « La planète blanche. En février, visite guidée de l’Afrique du Nord par « Zaïna ». Enfin, en mars, retour dans les Ardennes belges avec «Le poulain ».

          Tarif spécial pour les aventuriers : à la réservation de ces 5 films, une des séances sera offerte.

          Activités pédagogiques

          Tout au long de la saison, nous mettons en place diverses animations, selon les thèmes abordés.

          Pour le primaire, des ateliers créatifs auront lieu suite à « Azur et Asmar » et à « Franz et le chef d’orchestre ». Il s’agit de travailler avec deux animateurs-artistes sur la mémoire de l’histoire et l’observation du graphisme et que chaque enfant puisse s’exprimer et développer son imagination en créant une oeuvre personnelle et originale.

          En partenariat avec le Mundaneum, le livre et son importance dans l’Histoire seront illustrés par deux films : « La mystérieuse Mademoiselle C » pour le primaire et « Le nom de la rose » pour le secondaire.

          Le livre sera aussi à l’honneur par une animation de lecture vivante, proposée en préparation à la vision de « La mouette et le chat ».

          Enfin, des débats auront lieu, notamment avec Amnesty International et l’asbl La Rencontre, ainsi que des discussions avec des techniciens belges du cinéma.

          Pour être tenu au courant de ces organisations, communiquez-nous vos coordonnées afin que les courriers vous soient envoyés, si vous ne faites pas encore partie de notre fichier.

          Films proposés en 2006 - 2007

          Cliquez sur le nom du film pour plus d'informations.

          Le vent se lève secondaire du 6/9 au 28/11
          La raison du plus faible secondaire du 13/9 au 5/12
          Le journal d’Anne Frank primaire du 21/9 au 26/9
          Prop et Berta maternel du 5/10 au 17/10
          Indigènes secondaire du 5/10 au 19/12
          Azur et Asmar primaire du 26/10 au 22/12
          The road to Guantanamo secondaire du 9/11 au 21/11
          La mystérieuse Mlle C primaire du 9/11 au 21/11
          Le nom de la rose secondaire du 9/11 au 21/11
          Le chien jaune de Mongolie primaire du 16/11 au 28/11
          Babel secondaire du 16/11 à fin janvier
          L’enfant au grelot maternel du 30/11 au 22/12
          Franz et le chef d’orchestre mat/prim du 30/11 au 22/12
          L’incomparable Mlle C primaire du 30/11 au 22/12
          La planète blanche primaire du 11/1 au 23/1
          La mouette et le chat mat/prim du 18/1 au 30/1
          Congo river secondaire du 18/1 au 30/1
          Billy Elliot secondaire du 25/1 au 30/1
          Zaïna, cavalière de l’Atlas primaire du 1/ 2 au 9/2
          Fast food nation secondaire mars
          Iedereen beroemd ! secondaire du 1/3 au 6/3
          Le poulain primaire du 8/3 au 20/3
          Le cavalier sans tête secondaire du 22/3 au 27/3
          Les contes de la Mère Poule maternel du 22/3 au 24/4
          Le dictateur prim/sec du 3/5 au 8/5
          Sophie Scholl secondaire du 3/5 au 8/5

           

          Le vent se lève

          Le vent se lève
          • SECONDAIRE
          • un film de Ken Loach
          • Grande-Bretagne, 2006, 2 h 04, v.o. sous-titrée

          Le film débute en 1920 en Irlande au moment où la lutte pour l’indépendance devient de plus en plus violente. La Grande-Bretagne recourt alors à de redoutables forces paramilitaires, appelées Back-and-Tans, pour mater l’insurrection en cours. Les exactions de ces bandes armées vont notamment précipiter deux frères d’une famille paysanne irlandaise, Damien et Teddy, dans le combat pour l’indépendance. Mais, bientôt, ce combat va se transformer en guerre civile : en effet, les Britanniques acculés vont négocier un partage de l’île entre le Nord (qui reste sous domination britannique) et le Sud indépendant. Ce traité va susciter une profonde division en Irlande entre ceux qui, majoritaires au gouvernement, vont le ratifier et les « Républicains » qui refusent de renoncer à l’indépendance totale de l’île. Il s’ensuivra une guerre plus terrible encore que le combat contre les Britanniques.

          Ken Loach, Palme d’or à Cannes 2006, excelle à dépeindre ce moment où l’adolescence bascule brutalement dans le monde adulte et est confrontée à des choix dramatiques. Ses deux jeunes personnages vont ainsi faire l’apprentissage de la violence subie mais également exercée contre autrui. Si la question irlandaise peut sembler lointaine, elle a pourtant une résonance très actuelle à un moment où « l’Empire » (britannique ou… américain) est confronté à une guerre dont il a lui-même allumé le feu. Ainsi Ken Loach déclare ne pas avoir « voulu faire un film anti-britannique mais un film critiquant la mauvaise gestion de la crise par le gouvernement de l’époque ». En cela, les leçons à tirer du « Vent se lève » sont loin d’être simples et manichéennes. Le film retiendra ainsi l’attention des professeurs d’histoire mais également de morale et d’actualité.

          • A partir de 15 ans
          • Du 6 septembre au 28 novembre
          • Dossier disponible fin septembre
          Des aspects à exploiter
          • L’histoire de l’Irlande
          • L’histoire coloniale
          • Passé et présent de la domination occidentale
          • La « morale » du film ?

          La raison du plus faible

          La raison du plus faible
          • SECONDAIRE
          • de Lucas Belvaux
          • Belgique, 2006, 1 h 56

          À Liège, la crise de la sidérurgie marginalise toute une partie de la population ouvrière, réduite au chômage ou contrainte à la retraite anticipée. Dans ce contexte, deux anciens sidérurgistes décident de monter un « coup » pour pouvoir acheter une mobylette à leur jeune copain sans emploi qui ne parvient plus à nouer les deux bouts. Mais le rêve de « la dernière chance » n’est pas simple à mettre en œuvre…

          Si Lucas Belvaux a planté sa caméra dans les mêmes lieux que les frères Dardenne, le style de son film est tout différent : mélangeant réalisme social et intrigue policière, son film se caractérise par un sombre lyrisme qui entend notamment rendre la parole à ceux qui en ont été exclus. Plein d’énergie et de rage contenue, « La raison du plus faible » filme par ailleurs de manière inédite les paysages liégeois faits de contrastes et d’ambivalences.

          Pour toutes ces raisons, le film de Lucas Belvaux retiendra aussi bien l’attention des professeurs de sciences sociales que de géographie, de morale ou de littérature. Il décrit aussi bien les effets de la désindustrialisation que les mutations d’une région touchée par la crise économique. En même temps, il renoue de manière originale avec la meilleure tradition policière, celle qui dépeint à travers un fait divers exceptionnel tout un univers social où règne la « loi du plus fort ».

          • A partir de 13 ans
          • Du 13 septembre au 5 décembre
          • Dossier disponible début novembre
          • Débats avec La Rencontre
          Des aspects à exploiter
          • Les transformations socioéconomiques des pays occidentaux
          • Géographie d’une région
          • Récit policier et contexte social
          • La mise en scène policière

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          Le journal d’Anne Frank

          Le journal d’Anne Frank
          • PRIMAIRE
          • De Nagaoka Akiyoshi et Julian Y. Wolff
          • Japon/GB, 1999,1h29, version française

          Anne est une petite fille juive allemande émigrée avec sa famille aux Pays-Bas en 1933, à l’époque où commencent à se faire sentir les effets de la propagande antisémite menée par Hitler. Avec la guerre, les Frank sont contraints de se cacher clandestinement chez des voisins. La famille passera de longs mois dans « l’Annexe », un espace exigu et surpeuplé.

          Rédigé dans ce contexte, le journal intime d’Anne reste un témoignage estimable et émouvant sur le calvaire enduré par les victimes des lois raciales nazies. Outre l’importance du sujet et la force des sentiments d’une jeune fille, ce dessin animé se distingue par la beauté des décors et l’adéquation aux lieux réels.

          • A partir de 8 ans
          • Du 21 au 26 septembre
          • Dossier pédagogique disponible
          Des aspects à exploiter
          • Le nazisme et la seconde guerre mondiale
          • L’histoire des Juifs en Europe
          • Ecrire un journal intime

          Prop et Berta

          Prop et Berta
          • MATERNEL
          • De Per Fly et Janis Cimermanis
          • Danemark, 2002, 1h13

          Prop, un petit homme au nez rond, et Berta, sa vache, emménagent dans un charmant village. Mais habite à côté une méchante sorcière, décidée à les chasser de chez eux. En effet, elle déteste les voisins et use des sortilèges les plus terribles pour les éloigner. Les génies de la forêt pourront-ils aider nos héros ?

          La gaieté et la bonne humeur qui se dégagent de ce film d’animation enchanteront les jeunes spectateurs. Des petites chansonnettes et une belle leçon de tolérance sont amenées tambour battant par les poupées animées toute pelucheuses. Pour tous ceux aussi qui aiment bricoler avec des objets récupérés...

          • A partir de 3 ans
          • Du 5 au 17 octobre
          • Dossier pédagogique disponible
          Des aspects à exploiter
          • Raconter le film
          • Exprimer ses émotions
          • Construire un décor

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          Indigènes

          Indigènes
          • SECONDAIRE
          • de Rachid Bouchareb
          • France/Maroc/Algérie, 2006, 2 h 08

          En 1943, la « France libre », dirigée par le général De Gaulle, a un grand besoin de soldats alors que l’armée allemande a fait plus d’un million et demi de prisonniers au moment de la campagne de mai-juin 40. Lorsque les troupes alliées débarquent en Afrique du Nord en 42, le gouvernement de la France libre va alors faire appel aux « indigènes » maghrébins et africains : 130 000 d’entre eux vont ainsi participer aux combats pour la libération de l’Europe occidentale, en Tunisie, en Sicile, en Italie d’abord, puis en France où, intégrés à la 1ère Armée française, ils remonteront de la Provence jusqu’à l’Alsace avant de pénétrer en Allemagne.

          C’est l’histoire de quatre de ces hommes qui est racontée dans Indigènes, film qui a valu en particulier un prix d’interprétation à Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan au Festival de Cannes 2006. Rachid Bouchareb (qui a notamment réalisé précédemment Cheb et Little Senegal) a voulu rendre hommage à ces soldats oubliés : ils ne feront pas partie du défilé de la victoire sur les Champs Élysées, et la France refusera de leur payer après la guerre des pensions équivalentes à celle de leurs camarades de combat « français ». Par ailleurs, le 8 mai 1945 en Algérie, ont lieu les premières manifestations en faveur de l’Indépendance qui seront réprimées dans le sang dans la région de Sétif. Ainsi, Rachid Bouchareb, Français d’origine algérienne, révèle la complexité de l’histoire de la France et de ses anciennes colonies, en particulier l’Algérie : c’est au nom de la « liberté » que les colonisés viendront combattre en Europe, alors que cette même liberté leur est refusée dans leur pays.

          • A partir de 14 ans
          • Du 5 octobre au 19 décembre
          • Dossier disponible fin novembre
          Des aspects à exploiter
          • Mémoires de guerre, mémoires d’immigrés : quels rapports ?
          • Liberté, égalité, fraternité : mythe ou idéal ?
          • La guerre filmée : quelle réalité ?

          Azur et Asmar

          Azur et Asmar
          • PRIMAIRE
          • de Michel Ocelot
          • France, 2006, 1 h 30

          Il y a bien longtemps, deux jeunes enfants étaient bercés par la même femme d’origine arabe. Azur, blond aux yeux bleus, était le fils du châtelain, tandis qu'Asmar, brun aux yeux noirs, était le fils de la nourrice. Élevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement. Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djinns que lui racontait sa nourrice, n'aura de cesse de la retrouver au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d'audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles...

          Tous les admirateurs de Kirikou connaissent Michel Ocelot qui revient ici avec une nouvelle histoire originale et superbement mise en scène. On y retrouve également cette touche d’humanisme propre à ce maître de l’animation qui ne se contente pas de faire de superbes dessins mais nous invite également à partir à la découverte d’autres cultures et d’autres mondes. Par souci d’authenticité, il ose même mélanger deux langues, le français et l’arabe, sans que cela nuise à la compréhension des spectateurs. Ainsi, Azur et Asmar illustre notamment les splendeurs de la civilisation arabo-andalouse, tout en s’interrogeant de façon très actuelle sur la situation des immigrés. Mais les jeunes spectateurs seront certainement d’abord sensibles au talent de conteur de Michel Ocelot qui les entraînera dans une aventure étonnante et touchante avec la pointe d’humour indispensable.

          • De 6 à 10 ans
          • Du 26 octobre au 22 décembre
          • Dossier disponible début novembre
          • Atelier créatif en novembre
          • Des aspects à exploiter
            • Le monde arabe : civilisation, histoire et géographie
            • Être étranger, être immigré, être différent
            • Comprendre les références culturelles du film

            The road to Guantanamo

            The road to Guantanamo
            • SECONDAIRE
            • de Mat Whitecross et Michael Winterbottom
            • Grande-Bretagne, 2006, 1 h 35, v. o. sous-titrée

            Le nom de Guantanamo, cette enclave militaire des Etats-Unis à Cuba, est aujourd’hui célèbre dans le monde entier : les autorités américaines y ont en effet installé une prison pour les combattants « irréguliers » capturés en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001. En agissant ainsi, elles privaient ces prisonniers des garanties juridiques dues aux prisonniers de guerre comme celles dont bénéficie n’importe quel prisonnier sur le territoire américain. Malgré un certain nombre de libérations, plus de 450 personnes y sont détenues depuis plus de quatre ans sans procès. Le réalisateur britannique Michael Winterbottom s’est attaché à reconstituer l’équipée dramatique de trois d’entre eux, récemment libérés après un séjour forcé de plus de deux ans à Guantanamo. Partis de Grande-Bretagne au Pakistan pour assister au mariage d’un ami, ils sont passés en Afghanistan où, au terme d’un périple éprouvant, ils sont arrêtés par l’armée américaine. Après des semaines de détention, ils seront expédiés en avion à Guantanamo. Mais, si les autorités militaires doivent bien constater l’absence de charges réelles, aucune libération n’est en vue…

            Mélangeant interviews et reconstitution avec des acteurs, ce film explore les limites du documentaire. Si le cinéaste a choisi de rapporter uniquement le point de vue des prisonniers, ce parti pris loin d’être malhonnête permet de prendre la mesure de l’arbitraire dont ils ont été victimes. Pour les autorités américaines, il ne semble plus y avoir la moindre présomption d’innocence en matière de terrorisme. En cela, si le film mérite discussion, il constitue un cri d’alarme indispensable en faveur du respect des droits démocratiques de tout un chacun.

            • A partir de 15 ans
            • Du 9 au 21 novembre
            • Dossier disponible début novembre
            • Débats avec Amnesty International
            Des aspects à exploiter
            • Fiction et documentaire
            • Terrorisme et droits de l’homme
            • Quelles « limites » en démocratie ?

            La mystérieuse mademoiselle C

            La mystérieuse mademoiselle C
            • PRIMAIRE
            • De Richard Ciupka
            • Canada (Québec), 2002, 1h48

            La classe de 6ème D est la honte de l’école Sainte-Cécile. Débarque Mademoiselle Charlotte, un personnage fantasque qui va faire le pari de remettre tout le monde à niveau. Elle parvient, entre autres, à transmettre aux enfants son goût pour la lecture, en faisant revivre dans une vieille chapelle une bibliothèque...

            A travers l’excentricité de Mademoiselle C, ce film soulève des questions comme la confiance en soi, les réactions face aux épreuves de la vie et des carences affectives. Il invite également à une réflexion sur les méthodes d’apprentissage et l’importance de la lecture dans l’épanouissement personnel.

            • A partir de 8 ans
            • Du 9 au 21 novembre
            • Dossier pédagogique disponible
            • Partenariat avec le Mundaneum
            • Des aspects à exploiter
              • Méthodes d’apprentissage
              • Lire, s’évader, affronter la réalité
              • Se sentir différent

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              Le nom de la rose

              Le nom de la rose
              • SECONDAIRE
              • De Jean-Jacques Annaud
              • France/Italie/Allemagne, 1986, 2h10

              Au 14e siècle, dans une abbaye bénédictine, des moines meurent mystérieusement. Un franciscain, Guillaume de Baskerville, est chargé de mener l'enquête... Mais il est des secrets qui feraient mieux de rester scellés, surtout à l’époque où l’Inquisition fait brûler les hérétiques.

              A mille lieues du falot Da Vinci Code, Le Nom de la rose est, lui, un film spectaculaire qui mêle une intrigue policière sur fond historique crédible et bien documentée. Cette copie sortie à titre exceptionnel de la cinémathèque vaudra la peine d’être découverte par les étudiants sur grand écran.

              • A partir de 13 ans
              • Du 9 au 21 novembre
              • Dossier pédagogique disponible
              • Partenariat avec le Mundaneum
              Des aspects à exploiter
              • Les abbayes au Moyen Age
              • Le livre à travers les siècles
              • La censure

              Le chien jaune de Mongolie

              Le chien jaune de Mongolie
              • PRIMAIRE
              • de Byambasuren Davaa
              • Allemagne/Mongolie, 2005, 1 h 33, version française

              La réalisatrice d’origine mongole Byambasuren Davaa a une nouvelle fois planté sa caméra — après « L’histoire du chameau qui pleure » —sur les hauts plateaux de son pays natal. L’histoire se déroule dans une yourte d’éleveurs nomades, dans une région isolée à l’écart apparemment de la vie moderne. C’est là que revient la jeune Nansal, une fillette de six ans après l’année scolaire. Elle trouve bientôt un chien perdu qui devient son meilleur ami. Mais ses parents ne veulent pas de cet animal qui est censé porter malheur…

              Le « chien jaune » du titre n’est pas celui de la petite fille mais appartient à une légende que racontent les vieilles femmes au cours des veillées. Le film joue ainsi sur plusieurs dimensions, le conte traditionnel et la vie réelle, le passé qui semble immuable et un présent qui se transforme pourtant lentement, la culture ancestrale de ces populations nomades et l’avenir de leurs enfants qui semblent devoir partir à la découverte de nouveaux mondes. L’aspect semi-documentaire de ce film retiendra d’abord l’attention des jeunes spectateurs à qui il fera découvrir un mode de vie — celui des nomades — largement méconnu. On admirera notamment le démontage d’une yourte à la fois très belle et très astucieusement construite. La dimension de conte à la fois traditionnel et réactualisé plaira également aux enfants par sa dimension profondément humaine.

              • A partir de 7 ans
              • Du 16 au 28 novembre
              • Dossier disponible début octobre
              Des aspects à exploiter
              • La Mongolie : histoire et géographie
              • Vie traditionnelle / vie moderne
              • Qu’est-ce qu’un conte ?

              Babel

              Babel
              • SECONDAIRE
              • de Alejandro González Iñárritu
              • USA, 2006, 2 h 23, v. o. sous-titrée

              Dans le désert marocain retentit un coup de feu. Il va déclencher une série d’événements qui vont impliquer un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains gardiens de chèvres, une nourrice mexicaine qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés géographiquement et culturellement, ces quatre groupes de personnes vont pourtant croiser de façon souterraine les fils de leurs destinées.

              Alejandro Iñárritu est un jeune cinéaste mexicain dont le talent s’est déjà bien affirmé avec ses réalisations précédentes, « 21 grammes » et « Amours chiennes ». On retrouve dans son nouveau film « Babel » — Prix de la mise en scène à Cannes 2006 — son étonnante capacité narrative à mêler des histoires différentes par des liens subtils et inattendus. Au-delà de cette habileté, « Babel » retiendra l’attention des enseignants et des jeunes spectateurs par la richesse de ses thèmes : comme son titre l’indique, il aborde le problème de la différence et de l’incompréhension entre les hommes et leurs cultures. Il traite en particulier de la peur de « l’autre » qui semble gagner nos civilisations à mesure que progresse la mondialisation économique et sociale.

              • A partir de 15 ans
              • Du 16 novembre à fin janvier
              • Dossier disponible mi-février
              • Des aspects à exploiter
                • La construction du film
                • Ici et ailleurs, le « choc » des cultures
                • La « mondialisation » : danger ou espoir ?

                Haut de page

                L’enfant au grelot

                L’enfant au grelot
                • MATERNEL
                • De Jacques-Rémy Girerd
                • France, 1998, 45 min.

                Après une tempête de neige, un bébé abandonné est retrouvé par un facteur au milieu de la forêt. Il tient, serré dans sa main, un curieux grelot. L’enfant, Charlie, grandit dans le petit orphelinat de Madame Rose. Il se confie souvent à son jouet fétiche et essaie de percer le mystère de ses origines. Quelques jours avant Noël, Charlie accompagne le facteur, son meilleur ami, pour apporter les lettres des enfants au Père Noël...

                Avant « La prophétie des grenouilles », Jacques-Rémy Girerd avait déjà créé un superbe dessin animé à l’attention des plus petits, qui vaut la peine d’être redécouvert. « L’enfant au grelot » est en effet un chatoiement de couleurs délicates et une succession de merveilleuses scènes habitées par des personnages tendres. L’originalité du dessin et la beauté du graphisme proche de l’aquarelle porte une histoire simple et touchante. Ce moyen métrage est accompagné de trois petits films tout aussi réjouissants.

                • De 3 à 6 ans
                • Du 30 novembre au 22 décembre
                • Dossier pédagogique disponible
                Des aspects à exploiter
                • Se souvenir de l’histoire
                • Dessiner des personnages
                • Observer les couleurs

                Franz et le chef d’orchestre

                Franz et le chef d’orchestre
                • MATERNEL / PRIMAIRE
                • De Uzi Geffenblad et Lotta Geffenblad
                • Suède, 2005, 46 mn

                Le petit Franz accompagne son père chef d’orchestre à une colonie musicale d’été. Il aimerait jouer d’un instrument mais il est encore trop jeune. C’est pourtant lui qui, pour sauver le concert, viendra au secours du soliste que les autres enfants ont surnommé « gros lard ». Ce conte fera découvrir aux jeunes élèves l’univers d’un orchestre musical. Mais c’est avant tout une histoire proche de leur vie quotidienne, avec les moqueries qu’on lâche dans la cour de récré, parce que l’un a des lunettes, l’autre des oreilles décollées ou est trop gros.

                Les réalisateurs ont choisi pour rendre ces sentiments un style de mise en scène qui mélange de façon étonnante réalisme et caricature. Franz est un petit garçon joufflu aux cheveux roux tandis que son papa une espèce de distrait à lunettes et à moitié chauve. Et les autres personnages sont caractérisés par des physionomies tout aussi expressives et aussi peu idéalisées. La technique utilisée qui mélange matériaux de récup’ et photographies découpées souligne d’ailleurs ce style visuel particulièrement original au plus haut point éloigné de l’animation lisse que produisent aujourd’hui les ordinateurs.

                Voilà donc une leçon musicale et une leçon de tolérance que nous espérons faire découvrir avec plaisir aux jeunes enfants… ainsi qu’à leurs instituteurs et institutrices.

                • De 5 à 8 ans
                • Du 30 novembre au 23 janvier
                • Dossier disponible mi-novembre
                • Atelier créatif en janvier
                Des aspects à exploiter
                • Musique et orchestre
                • La leçon du film : tolérance et camaraderie
                • La conception originale des décors et personnages

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                L’incomparable Mademoiselle C

                L’incomparable Mademoiselle C
                • PRIMAIRE
                • de Richard Ciupka
                • Canada (Québec), 2004, 1 h 43

                L’étonnante mademoiselle Charlotte avec son chapeau loufoque et ses bottines bleues surgit à l’improviste dans un quartier tristounet d’une grande ville du Québec pour y insuffler un peu de fantaisie et de joie de vivre. Elle va d’abord jouer le rôle de factrice, ce qui lui permettra de faire la connaissance des différents habitants du quartier, avant de contrecarrer les sinistres projets immobiliers d’un véreux propriétaire de casinos.

                Humour, légèreté, joyeux non-sens, bonne humeur, voilà les qualités de mademoiselle Charlotte qui semble un ingrédient indispensable pour mettre du « spling » (selon son expression) dans une vie moderne bien morose. Les aventures où elle entraîne une ribambelle d’enfants et de jeunes adolescents ont ainsi la saveur des contes et des bandes dessinées. Au-delà de son aspect distrayant, "L’Incomparable Mlle C » pose des questions importantes sur nos valeurs de vie : qu’est-ce qui fait — ou ne fait pas — la richesse des relations humaines ? Quelle place l’argent doit-il avoir dans notre vie ? Quels sont le sens et le but de l’éducation ? Le film plaira donc à un large public d’enfants tout en faisant résonner en eux des préoccupations importantes.

                • De 8 à 12 ans
                • Du 30 novembre au 22 décembre
                • Dossier disponible début janvier
                Des aspects à exploiter
                • L’histoire du film
                • Mademoiselle Charlotte, un drôle de personnage
                • Amour, amitié, quelle différence, quelle importance ?

                La planète blanche

                La planète blanche
                • PRIMAIRE
                • de Thierry Piantanida et Thierry Ragobert
                • France/Canada, 2005, 1 h 24

                Au-delà de quelques clichés tels que es ours blancs, la banquise et les phoques, que savons-nous vraiment du continent arctique? C’est le grand mérite de ce documentaire de faire percevoir cet immense espace comme un écosystème avec ses équilibres et ses rythmes propres. La vie y a pris de multiples formes souvent étonnantes, mais toutes liées les unes aux autres. Et si les cinéastes n’insistent pas lourdement sur les menaces qui pèsent aujourd’hui sur cette région, les conséquences néfastes du réchauffement climatique sont bien sûr présentes à l’issue de leur réflexion. En même temps, les documentaristes ont voulu rendre compte de la beauté fascinante de ce continent à la fois austère et troublant. Les images sont spectaculaires, souvent émouvantes, parfois comiques et rythmées par la musique dynamique de Bruno Coulais.

                Encore une fois, le cinéma a le pouvoir étonnant de nous faire percevoir en images tout un monde qui sans cela resterait pratiquement inconnu : il a d’ailleurs fallu trois ans de tournage aux cinéastes pour rassembler ces milliers d’images qui révèleront aux jeunes spectateurs cet univers sans commune mesure avec le nôtre.

                • A partir de 8 ans
                • Du 11 au 23 janvier
                • Dossier disponible mi-novembre
                • Des aspects à exploiter
                  • L’océan arctique : géographie, faune et flore
                  • Qu’est-ce qu’un écosystème ?
                  • Apprécier le cinéma documentaire

                  La mouette et le chat

                  La mouette et le chat
                  • MATERNEL / PRIMAIRE
                  • De Enzo d’Alo
                  • Italie, 1999, 1h20, version française

                  Une mouette empoisonnée par le pétrole d’une marée noire atterrit dans un jardin. Juste avant de mourir, elle pond un oeuf qu’elle confie à Zorba, un chat qui passait par là. Elle lui fait promettre trois choses : qu’il ne mange pas l’oeuf, qu’il s’occupe du bébé et qu’il lui apprenne à voler. Attendri, Zorba promet et... se met à couver, vaguement mal à l’aise, surtout vis-à-vis de ses compagnons matous ! C’est sous le regard ému et étonné de son papa adoptif que naît Félicité, la petite mouette qui se prend pour un chat. Tout en apprenant à découvrir sa propre nature, Félicité donne le meilleur d’elle-même pour aider ses amis à combattre les rats, décidés à prendre le pouvoir de force...

                  Inspirée de l’oeuvre de l’écrivain Sepulveda, cette fable parle de l’apprentissage, de la connaissance de soi, du respect des autres et de l’acceptation de la différence. C’est avec beaucoup d’humour, de tendresse et de poésie qu’Enzo d’Alo distille ces leçons d’humilité et de tolérance, sans démonstration ni didactisme. Cette fraîcheur et cette simplicité passent par son style original et adapté aux jeune enfants.

                  • De 5- 6 ans à 11 ans
                  • Du 18 au 30 janvier
                  • Dossier pédagogique disponible
                  • Atelier lecture
                  Des aspects à exploiter :
                  • Les animaux et nous
                  • La solidarité
                  • Un beau dessin animé

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                  Congo river

                  Congo river
                  • SECONDAIRE
                  • de Thierry Michel
                  • Belgique, 2005, 2 h 00

                  Thierry Michel est depuis plusieurs années attiré par le Congo — il a notamment réalisé "Mobutu roi du Zaïre", resté dans les mémoires. Cette fois il a entrepris un voyage au cœur de l'Afrique en remontant le fleuve Congo sur les traces d’anciens explorateurs comme Stanley. Mais le regard de l’homme blanc a changé et, ce qui intéresse le cinéaste, c’est d’abord la vie de tout un peuple aux abords du fleuve Congo. Sur les berges, les images égrènent les joies et les souffrances de ces populations, les fêtes et les cérémonies qui rythment leur existence. Thierry Michel espère ainsi montrer qu’au-delà des ténèbres et de l’histoire tragique et violente de ce pays, il y a aussi et le bonheur, et l'espoir, celui des rituels, des chants et des danses.

                  La Belgique, petit pays prospère, a un rapport particulier avec le Congo, immense pays dont elle fut, presque malgré elle (ce fut une décision quasi personnelle du roi Léopold II), le colonisateur. Aujourd’hui, il est sans doute temps pour les Belges - jeunes et moins jeunes - de dépasser les clichés et les préjugés pour découvrir des populations qui ne peuvent laisser indifférents (signalons à ce propos que la guerre qui a déchiré le pays entre 1998 et 2002 a sans doute fait plus d’un million et demi de victimes, directes ou indirectes, dans l’indifférence générale de l’opinion internationale). Le film de Thierry Michel contribuera certainement à cette prise de conscience, même si son point de vue nécessairement partiel mérite également d’être interrogé.

                  • A partir de 15 ans
                  • Du 18 au 30 janvier
                  • Dossier disponible mi-novembre
                  Des aspects à exploiter
                  • Le Congo, histoire et géographie
                  • L’Afrique, un continent oublié ?
                  • Quel regard documentaire ?

                  Billy Elliot

                  Billy Elliot
                  • SECONDAIRE
                  • De Stephen Daldry
                  • Grande-Bretagne, 2000, 1h45, version française

                  Billy Elliot, jeune gamin du Nord de l’Angleterre, va participer sans vraiment le vouloir à un cours de ballet donné dans la salle polyvalente du village où il apprend la boxe. Son professeur lui découvre un certain talent et l’encourage à poursuivre. Or, dans un milieu rude et très masculin, c’est pour le moins mal vu. Le frère et le père de Billy, mineurs grévistes, ne vont pas tarder à lui faire comprendre...

                  Contexte économique déplorable et société en crise sont des thèmes auxquels excellent les cinéastes britanniques. Néanmoins, « Billy Elliot » sort vraiment du lot en regorgeant de grâce et de fantaisie. Sensible et féerique, on n’a pas résisté à faire partager la passion de Billy à une nouvelle génération d’étudiants.

                  • A partir de 11 ans
                  • Du 25 au 30 janvier
                  • Dossier pédagogique disponible
                  Des aspects à exploiter
                  • Les choix de l’adolescence
                  • Les confrontations ados-adultes
                  • Sports de filles/sports de garçons ?

                  Zaïna, cavalière de l’Atlas

                  Zaïna, cavalière de l’Atlas
                  • PRIMAIRE
                  • de Bourlem Guerdjou
                  • France/Maroc, 2005, 1 h 40, version française

                  L’histoire se passe dans la région de l’Atlas : Zaïna, une petite fille de onze ans, qui a vécu jusque-là avec sa mère, rencontre son véritable père qui ne la connaît pas. Tous deux vont alors se rendre à l’Agdal, une célèbre course de chevaux qui a lieu chaque année à Marrakech. Mais pour cela, ils vont d’abord devoir traverser les montagnes de l’Atlas et apprendre à mieux se connaître.

                  Film d’aventures, mais aussi film d’amour entre un père et sa fille, « Zaïna » est surtout le beau portrait d’une jeune fille aussi courageuse que décidée. La musique et la beauté des paysages contribuent à emporter le spectateur dans cette superbe course de chevaux . Avec une fillette comme héroïne, le film de Bourlem Guerdjou est un plaidoyer contre les préjugés sexistes. En même temps, il fera découvrir aux jeunes spectateurs des régions et des populations attachantes. Cette découverte sera également l’occasion de s’interroger, au-delà des préjugés, sur les différences de cultures et de civilisations.

                  • A partir de 8 ans
                  • Du 1er au 9 février
                  • Dossier disponible mi-novembre
                  Des aspects à exploiter
                  • Le Maghreb, géographie et civilisation
                  • Les chevaux, des animaux fascinants
                  • Filles/garçons : différents ?

                  Fast food nation

                  Fast food nation
                  • SECONDAIRE
                  • de Richard Linklater
                  • G-B/ USA, 2006, 1 h 44, v. o. sous-titrée

                  Don Henderson est cadre au siège de la chaîne des Mickey's Fast Food Restaurants, et de la viande contaminée a été découverte dans les stocks de steaks surgelés du fameux « Big One », le hamburger vedette de la marque. Don doit découvrir comment cela s'est produit. Quittant les confortables bureaux de la société en Californie du Sud, il va découvrir les abattoirs et leurs employés immigrés, les élevages surpeuplés et les centres commerciaux de l'Amérique moyenne…

                  Le film de Richard Linklater aborde ainsi les effets économiques et sociaux de la restauration rapide, en décrivant notamment les conditions de travail, les conséquences environnementales mais également la dégradation de tout un mode de vie où le profit seul domine. À travers l’exemple de la restauration rapide, le film pose ainsi des questions importantes sur notre société et son organisation. Il permet également de comprendre les relations complexes qui se nouent souvent de façon invisible entre un mode de consommation et un mode de production de masse, entre des centres de décisions et les lieux de travail éloignés, entre le Sud et le Nord… Vraie fiction mais avec un arrière-plan documentaire évident, « Fast Food Nation » percute le cinéma contestataire américain, en plein renouveau depuis quelques années.

                  • A partir de 15 ans
                  • Dossier disponible mi-janvier
                  Des aspects à exploiter
                  • Modèle de consommation / mode de production
                  • Les rapports Nord/Sud
                  • Élevage et écologie
                  • Que mange-t-on après le film ?

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                  Iedereen beroemd !

                  Iedereen beroemd !
                  • SECONDAIRE
                  • De Dominique Deruddere
                  • Belgique, 2000, 1h37, v.o. néerl. ss-titrée

                  Qui n’a pas rêvé un jour de devenir célèbre ? C’est le cas de Jean qui, tous les week-end, pousse sa fille de 17 ans à chanter dans les kermesses et foires au boudin. Mais, pour percer, il ne faut pas qu’une belle voix, le physique compte beaucoup. Un coup du destin va cependant lancer Jean dans un projet complètement fou...

                  « Ne vous souciez pas d’être remarqué, cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable » est la leçon confucéenne à tirer de ce petit bijou d’humour. D’humour et même de franche rigolade par la caricature du monde de la télévision et l’absurde du quotidien. Sur un fond social paradoxalement dur, cette comédie humaine au savoureux accent flamand vaut la peine d’être redécouverte.

                  • A partir de 13 ans
                  • Du 1er au 6 mars
                  • Dossier pédagogique disponible
                  Des aspects à exploiter
                  • Le rôle des médias
                  • Les relations père-fille
                  • Le talent et l’estime de soi.

                  Le poulain

                  Le poulain
                  • PRIMAIRE
                  • un film d’Olivier Ringer
                  • Belgique, 2006, 1 h 30

                  Les scénaristes du Poulain, Olivier Ringer et son frère Yves, ont choisi un décor inhabituel pour leur histoire puisqu’elle se déroule dans les Ardennes belges où travaillent bûcherons et débardeurs. Dans ces forêts vallonnées, le cheval de trait est toujours indispensable, mais il exige de ses maîtres compréhension et sympathie avec l’animal. C’est ce dont est dépourvu le jeune Eddy, le fils du patron chargé de la coupe des bois. Victime d’un accident, il accuse la jument Mirabelle d’être incontrôlable et convainc son père de la revendre alors qu’elle a encore un jeune poulain à nourrir. Malgré la résistance du vieux palefrenier Julien, Mirabelle sera séparée de Pom mais elle tentera tout pour le retrouver…

                  Cette histoire de chevaux séduira les enfants du primaire à qui elle fera sans doute découvrir un monde rural méconnu ainsi que la beauté des paysages ardennais. On soulignera également la dimension d’apprentissage de ce conte qui voit un adolescent arrogant méconnaître tous les conseils de ses aînés. Ce sera également l’occasion de réfléchir sur les équilibres écologiques et le rôle que peuvent encore jouer aujourd’hui des animaux comme les chevaux de trait ardennais.

                  • De 7 à 11 ans
                  • Du 8 au 20 mars
                  • Dossier disponible fin février
                  Des aspects à exploiter
                  • Histoire et géographie des Ardennes
                  • Les animaux domestiques et nous
                  • Le film et son histoire

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                  La légende du cavalier sans tête

                  La légende du cavalier sans tête
                  • SECONDAIRE
                  • De Tim Burton
                  • USA, 1999, 1h45, version française

                  En 1799, dans une petite bourgade en Nouvelle-Angleterre (sur la côte est des Etats-Unis), un jeune enquêteur new-yorkais est chargé de résoudre une série de meurtres mystérieux récemment commis par un cavalier sans tête ! Mais Ichabod Crane (Johnny Depp), rationaliste convaincu, ne croit pas à cette histoire de revenants, à l'aube du siècle nouveau qui doit voir le triomphe de la science et de l'expérimentation...

                  Dans le cadre du partenariat avec le Festival Fantastique de Bruxelles, nous proposons aux étudiants de découvrir un classique de ce genre, très prisé par les adolescents. Tim Burton (« Edward aux mains d'argent », «Mars attack ! ») y excelle bien entendu, notamment dans ce film aux décors crépusculaires et énigmatiques, qui oscille entre le réel et le surnaturel, avec quelques pointes d'humour.

                  • A partir de 14 ans
                  • Du 22 au 27 mars
                  • Dossier pédagogique disponible
                  Des aspects à exploiter
                  • Le genre fantastique
                  • Créer une atmosphère

                  Les contes de la mère poule

                  Les contes de la mère poule
                  • MATERNEL
                  • trois films d’animation de Farkhondeh Torabi, Morteza Ahadi Sarkani et Vajiolah Fard-e-Moghadam
                  • Iran, 2001, 46 mn, sans parole

                  Voici trois petits films d’animation spécialement destinés aux jeunes enfants de maternelle. Inspirés des traditions persanes, leur simplicité et beauté les rendent accessibles aux spectateurs du monde entier.

                  Le Poisson arc-en-ciel se croit le plus beau du monde. Mais une mésaventure inattendue l’obligera à se rapprocher des autres poissons.

                  Shangoul et Mangoul est une histoire traditionnelle de méchant loup : celui-ci veut tromper les chevreaux pour les manger pendant l’absence de leur mère.

                  Lili Hosak raconte les mésaventures d’un poussin tombé à l’eau : pour le sauver, ses parents devront faire appel aux animaux alentour.

                  Ces petits films feront découvrir aux enfants un style d’animation particulièrement original qui utilise papiers découpés mais également tissus multicolores pour donner vie à ses créatures.

                  • A partir de 2 ans
                  • Du 22 mars au 24 avril
                  • Dossier disponible fin février
                  • Des aspects à exploiter
                    • Se souvenir des histoires
                    • Exprimer ses émotions
                    • Créer un personnage en papier ou en tissu
                    • L’Iran, un pays à découvrir en images et en saveur

                    Le dictateur

                    Le dictateur
                    • PRIMAIRE / SECONDAIRE
                    • de Charles Chaplin
                    • USA, 1940, 2 h 05, version française

                    Réalisé au tout début de la seconde guerre mondiale, « Le dictateur » n’a rien perdu de sa clairvoyance ni de son audace. À travers le portrait féroce de Hynkel, le dictateur mégalomane de Tomania, Chaplin dénonçait clairement l’antisémitisme haineux de Hitler et refusait de pactiser avec lui, appelant tous les démocrates à ne pas perdre espoir devant sa folie guerrière et raciste.

                    En combinant le rire et le sérieux, le burlesque et la volonté de dénoncer la haine, en utilisant surtout l’actualité la plus immédiate alors que personne ne pouvait alors prévoir l’issue de la guerre, le cinéaste a pleinement réussi son pari, et « Le dictateur » reste aujourd’hui encore une des charges les plus brillantes contre le nazisme.

                    • A partir de 10 ans
                    • Du 3 au 8 mai
                    • Dossier pédagogique disponible
                    Des aspects à exploiter
                    • Hitler et le nazisme
                    • Chaplin cinéaste

                    Sophie Scholl

                    Sophie Scholl
                    • SECONDAIRE
                    • de Marc Rothemund,
                    • Allemagne, 2005, 1 h 57, v.o. sous-titrée

                    En 1942, la majorité des Allemands soutenaient encore la politique nazie malgré l’ombre de la défaite de Stalingrad. C’est dans ce climat de fanatisme qu’un groupe d’étudiants de Münich, qui a pris le nom de « la Rose Blanche », osera diffuser des tracts appelant à la résistance contre la politique hitlérienne. Ne disposant que de moyens dérisoires, ils parviendront à réaliser six tracts qui seront envoyés par la poste à des destinataires susceptibles de relayer leur message et d’influer sur l’opinion publique. Lorsqu’ils imprimeront le sixième tract en février 43, deux d’entre eux, Sophie Scholl et son frère Hans décideront de distribuer les exemplaires en surnombre à l’Université de Münich. C’est là qu’ils seront arrêtés et livrés à la police politique, la Gestapo. Si Hitler répétait constamment dans ses discours les mots « liberté et honneur », ce sont ces quelques jeunes gens qui, pratiquement seuls, ont véritablement incarné ces valeurs en Allemagne à cette époque.

                    Sans hagiographie, le cinéaste Marc Rothemund a retracé les derniers jours de Sophie Scholl, confrontée à la répression policière. Il a disposé pour cela d’un document exceptionnel, les procès-verbaux des interrogatoires de la Gestapo. Tout en retenue, le film retrace la confrontation entre cette jeune fille aussi déterminée que courageuse et les policiers puis les juges qui l’ont interrogée.

                    • A partir de 13 ans
                    • Du 3 au 8 mai
                    • Dossier disponible début mars
                    Quelques aspects du film à exploiter
                    • Le nazisme : le soutien du peuple allemand et les formes de résistance
                    • Quelles valeurs défendre hier et aujourd’hui ?
                    • Comment mettre en scène un personnage historique ?

                    Pour toute information sur ces séances et les films programmés ci-dessus, n'hésitez pas à nous contacter.

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A l'affiche aujourd'hui

Affiche
  • Air doll

    de Kore-Eda Hirokazu

  • Copacabana

    de Marc Fitoussi

  • Copie conforme

    de Abbas Kiarostami

  • Crime d'amour

    de Alain Corneau

  • Fausta (La teta asustada)

    de Claudia Llosa

  • Greenberg

    de Noah Baumbach

  • L'arbre

    de Julie Bertuccelli

  • La chanteuse de tango

    de Diego Martinez Vignatti

  • Oncle Boonmee qui se souvient de ses vies anterieures

    de Apichatpong Weerasethakul